Menaces de mort contre Hollande

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Menaces de mort contre Hollande
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Le candidat socialiste a reçu une lettre explicite le 17 février. Elles sont "prises au sérieux".

Après l'appel anonyme avant un meeting et l'enfarinage à la tribune, François Hollande a reçu vendredi une lettre de menaces de mort, selon les informations du Parisien.

La missive a été reçue par les policiers du service de protection des hautes personnalités. Sur l'enveloppe, postée le 16 février de Perpignan, la phrase "pour l'instant, tout va bien", a été écrite à la main. A l'intérieur figurait une photo du général de Gaulle, le dessin d'un cercueil et ces mots, tirés d'un livre de Boris Vian : "une abeille de cuivre chaud le foudroiera sur l’estrade de son arrogance".

Des revendications claires

Plus loin, le ou les rédacteurs expriment leur opposition au "vote des étrangers hors CEE", au "mariage homosexuel" et à la présence de François Hollande "sur l'estrade le 14 juillet", détaille le quotidien.

Les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire de Paris sont chargés de l'enquête. "Ces menaces sont prises au sérieux", explique un proche de l'affaire. Le ou les auteurs de la lettre se réclament du "service d'action civique", le SAC, la police de l'ombre installée sous l'ère gaulliste et dissoute par François Mitterrand en 1981.

Deux autres affaires en moins d'un mois

Avant ces menaces, François Hollande avait connu deux mésaventures d'un niveau moins inquiétant. Le 6 janvier, avant un meeting du candidat socialiste à Mérignac, un appel anonyme à la police avait expliquer que quelqu'un serait dans la salle pour l'abattre. Moins de quinze jours plus tard, l'auteur du coup de fil avait reconnu les faits en garde à vue. Ses raisons ? Un "pari stupide" avec un ami pour 50 euros.

Plus récemment, François Hollande a été enfariné durant une manifestation publique. A la tribune le 1er février pour signer le "contrat social" rédigé par la Fondation Abbé-Pierre, le candidat avait été aspergé de farine par une femme qui reproche à la gauche "d'avoir détruit sa vie".