Mélenchon vous "manipule"

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Mélenchon vous "manipule"
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TOUT EST DIT - Les sorties du candidat du Front de Gauche sur Marine Le Pen sont loin d'être improvisées..

 Tous les matins, Laurent Guimier et la rédaction d'Europe 1 sélectionnent pour vous le meilleur des déclarations et des petites phrases politiques du jour.

 Les images de la Grèce en feu provoquent beaucoup de réactions ce lundi sur les antennes. Tous les médias diffusent les vidéos des bâtiments incendiés par les manifestants pour protester contre l’austérité. Et s'il y en a bien un à qui ça fait chaud au coeur, c'est  Olivier Besancenot. Athènes qui flambe, c’est un peu la Commune version grecque. Alors forcément, l'ancien leader du NPA se laisse aller. Sur France 2, il le reconnait : "Si j'étais grec, hier soir j'aurais été sur les barricades".

Mais bien sûr. Et pourquoi pas prendre d’assaut le parlement grec, répond il y a quelques minutes Nathalie Koscziusko-Morizet. La tête froide, la ministre de l’Ecologie ne retient qu’une chose de ce week-end athénien: le plan de rigueur. Contrairement à son homologue anti-capitaliste, elle évoque plutôt une "bonne nouvelle". A condition, bien sûr, que la France ne tombe pas dans le "cas grec".
 
Retour en France où la drôle de guerre entre le PS et l'UMP - toujours sans candidat - se poursuit. Il est désormais grand temps que Nicolas Sarkozy se déclare ! Et pour cause : Brice Hortefeux, conseiller politique de l’UMP, n’en peut plus d’en découdre avec le candidat socialiste. Invité sur France 5 dimanche soir, il craque.
 
A priori, le petit jeu devrait s’arrêter cette semaine. Dans le camps d'en face, tout le monde est prêt à accueillir cette nouvelle candidature. Et il semblerait que la consigne consiste à faire comme si de rien n’était. Sur Europe 1, Manuel Valls banalise l’entrée en lice du Président. Le député-maire d'Evry répète à qui veut l'entendre que le PS n’a personne dans sa ligne de mire. "Il n'y a pas de tireur d'élite, il n'y a pas de sniper, il n'y a pas de pitbull", martèle Manuel Valls.
 
L’autre petit jeu de la campagne, ce sont les noms d’oiseau que Jean-Luc Mélenchon accorde gracieusement à Marine Le Pen. Il y a quelques jours, il avait traité la présidente du FN de semi-démente avant de la comparer à une "chauve-souris". N'y aurait-il pas une petite contradiction avec l’envie de débattre sur le fond ? Pas du tout, répond Mélenchon qui en rajoute une couche sur France Inter : "Je vous manipule"...

"Finalement, Nicolas Sarkozy est le candidat du mouvement" (Brice Hortefeux) :