Mélenchon : "une radicalisation des électeurs"

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Mélenchon : "une radicalisation des électeurs"
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C’est l’analyse faite par le leader du Front de gauche au soir du premier tour des cantonales.

Au soir du premier tour des cantonales, Jean-Luc Mélenchon estime avoir "atteint (son) objectif". Pour le coprésident du Parti de gauche, le Front de gauche (coalition PCF-PG) n’a pas à rougir de ces résultats. "Le Front de gauche a atteint son score à deux chiffres avec 10,38% des suffrages exprimés".

"Notre ténacité et notre clarté nous valent la confiance d'un nombre grandissant de nos concitoyens. Le Front de Gauche est désormais la 4ème force politique du pays et la 2ème force à gauche", a fait valoir le candidat à l'investiture du Front de gauche pour la présidentielle. Une place précédemment occupée par Europe Ecologie-Les Verts, lors des européennes de 2009.

Mélenchon snobe Aubry, Duflot et Laurent

Tout en appelant au rassemblement, Jean-Luc Mélenchon estime que ce vote "atteste d'une radicalisation des électeurs". "La progression du FN confirme aussi cette radicalisation. Et de conclure : La base populaire de l'UMP a changé de chef".

Se félicitant de la "raclée prise par l'UMP", Jean-Luc Mélenchon a cependant joué une fois de plus sa propre partition et décidé de snober ses camarades de gauche Martine Aubry, Cécile Duflot et Pierre Laurent, réunis sur une péniche parisienne, dimanche soir, pour appeler au rassemblement. Une réunion qualifiée de "soirée privée" par le leader du Front de gauche dans la mesure où "le NPA, notre allié dans 18 départements, a été tenu à l'écart" a-t-il expliqué.