Mélenchon souhaite "la mobilisation de la jeunesse" sur la sélection à l'université

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Le député La France insoumise des Bouches-du-Rhône Jean-Luc Mélenchon a appellé dimanche sur Europe 1 la jeunesse à "se mobiliser". 

INTERVIEW

Invité dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/Les Echos/C News, Jean-Luc Mélenchon s'est montré très hostile à la loi sur l'université qui reviendra à l'Assemblée début janvier. Le patron de La France insoumise (LFI) "souhaite la mobilisation de la jeunesse". 

"Choisir ses études, c'est choisir sa vie". "La loi sur l'université n'a fait qu'une navette. Donc on se retrouve à la rentrée. Rendez-vous le 15 janvier, reprise de la session parlementaire", explique d'abord le député des Bouches-du-Rhône. "Le 15 janvier, les jeunes gens dans les lycées vont apprendre à quelle sauce ils vont être mangés à la fin de l'année et je pense qu'à partir de là, je l'espère, la jeunesse se mobilise pour défendre son droit à choisir sa vie". "Parce que choisir ses études, c'est choisir sa vie".

"Un maximum de mômes qui vont à l'université". "J'appelle les jeunes gens à se préoccuper de leur futur […] Je souhaite la mobilisation de la jeunesse", lance Jean-Luc Mélenchon qui détaille ensuite son opposition à cette loi. "Pourquoi ne pas mettre de sélection à l'entrée à l'université ? Il y a d'abord une raison de fond. Nous autres, les Français, nous n'avons aucune matière première, ni pétrole ni rien du tout", explique-t-il. "Il ne reste qu'une seule matière première, la matière grise. Plus on a d'enfants qui montent en niveau de qualification, plus ce qu'on va faire après, le niveau de la santé, le niveau de l'éducation, des productions industrielles, de l'innovation, va être élevé. Donc c'est notre unique atout l'intelligence collective. Donc on a intérêt à avoir un maximum de mômes qui vont à l'université". 

"Le savoir devient une marchandise". "Mais là, il y a des gens malins qui savent que avoir un diplôme qui vous permet d'avoir un beau métier avec une bonne paye, ça a beaucoup de valeur", déplore enfin Jean-Luc Mélenchon. "Donc, ils aimeraient créer un marché où le savoir devient une marchandise".