Mélenchon s'en prend au "matheux" Villani, qui réplique

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Mélenchon s'en prend au "matheux" Villani, qui réplique
"J'en ai vu des contrats de travail... mais c'est toujours un plaisir de recevoir des cours particuliers", a répondu le député REM.@ Anne-Christine POUJOULAT / AFP
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"J'ai vu le matheux là, je vais lui expliquer ce qu'est un contrat de travail", a lancé Jean-Luc Mélenchon mardi à propos de Cédric Villani, qui lui a immédiatement répondu sur Twitter.

Le nouveau député LFI Jean-Luc Mélenchon a critiqué mardi les élus La République en marche! parfois "au courant de rien" notamment sur le Code du travail, attaquant spécialement le "matheux" Cédric Villani et s'attirant une réplique immédiate de ce dernier.

"Je vais lui expliquer ce qu'est un contrat de travail". "Les plus grosses surprises vont venir de la 'chose' majoritaire. Il y en a qui ne sont au courant de rien", a affirmé devant la presse le leader de La France insoumise, lors de son arrivée près du Palais Bourbon. Et d'enchaîner : "Il y a des braves gens là-dedans. Il y a beaucoup de DRH, de gens comme ça qui ont une conscience sociale assez faible - pas toujours. Il y a beaucoup des chercheurs, des intellectuels..." "J'ai vu le matheux, là. Je vais lui expliquer ce qu'est un contrat de travail, il va tomber par terre, parce qu'il le sait pas", a-t-il ajouté au sujet du mathématicien et médaillé Fields Cédric Villani, élu dimanche dans l'Essonne. "Il sait pas que la journée de 8 heures c'est 100 ans de lutte ! Le gars il croit que ça a toujours été comme ça !", a insisté Jean-Luc Mélenchon.

Réplique immédiate. "Cher @JLMelenchon, Directeur de l'IHP (Institut Henri Poincaré, dont Cédric Villani est le directeur, ndlr), j'en ai vu des contrats de travail... mais c'est tjs un plaisir de recevoir des cours particuliers !" lui a rapidement répondu sur Twitter Cédric Villani.



Jean-Luc Mélenchon a encore insisté en vue de la réforme du Code du travail par ordonnances : "Je fais le pari que les gens élus avec Emmanuel Macron ne savent pas le détail de cette affaire, on va essayer de les convaincre". "Nous avons notre mot à dire sur chaque page du Code du travail, sur chaque article" et "on ne lâchera pas un centimètre carré de ce document comme ça", a-t-il promis.