Mélenchon retourne dans la rue

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Mélenchon retourne dans la rue
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Le leader du Front de gauche emmène la manifestation de dimanche contre l’austérité.

Jean-Luc Mélenchon s’apprête à sentir de nouveau un parfum de campagne dimanche. L’ex-candidat à l’élection présidentielle, qui avait fait des défilés dans la rue l’une des armes de promotion de sa candidature, va en effet mener une manifestation dimanche à Paris. L’un des leaders du Front de gauche entend ainsi s’opposer, aux côtés d’autres partis politiques, de syndicats et d’associations, à la ratification annoncée du Traité budgétaire européen, qui installent selon eux "l’austérité permanente" en Europe.

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"On y verra plus clair"

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Pour Jean-Luc Mélenchon et ses camarades, cette première manifestation des forces de gauche depuis l’accession au pouvoir des socialistes est aussi un moyen de jauger les forces en présence. Récusant le terme d'opposant mais revendiquant, avec ses alliés du FG celui d'"ayants droit de la victoire", le co-président du Parti de gauche avait estimé lui-même mi-septembre que l'"on y verra plus clair" après la manifestation de dimanche. "Nous sommes un mouvement éclaireur, un mouvement déclencheur", avait ajouté Jean-Luc Mélenchon, dont les critiques à l'encontre du gouvernement se font au fil des semaines de plus en plus acerbes.

En tout, près de 60 organisations, partis politiques, associations et syndicats ont décidé de participer à la manifestation. Ce chiffre comprend notamment toutes les composantes du Front de gauche, comme le PG et le PCF, mais aussi le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), ainsi que parmi les syndicats, plusieurs branches de la Fédération syndicale (FSU) ou de la CGT. Du côté des associations, on relève notamment la présence d'Attac, Copernic, le Dal, la Cimade, Act Up Paris, Osez le féminisme.

Après l’unité, place à l'action

Il y aura aussi, sans doute, des membres d’Europe Ecologie-Les Verts. Car la manifestation de dimanche intervient également après que le Conseil fédéral d'EELV s'est prononcé à près de 70% contre une ratification du traité. Une décision qui avait entraîné les sarcasmes de la droite, qui a appelé les deux ministres écologistes à démissionner, et provoqué une gêne manifeste au sein du gouvernement.

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Bref, le moment est idéal pour Jean-Luc Mélenchon de réoccuper l’espace médiatique. Après des élections législatives décevantes, qui avaient mis au jour des dissensions au sein du FG, les ténors du mouvement avaient profité de la Fête de l’Humanité, à la mi-septembre, pour afficher une unité de bon aloi. Place désormais à l’action.

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