VIDÉO - Mélenchon et la 6ème République : "Il faut que le peuple français tout entier s’implique"

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Le leader de la France insoumise espère pouvoir mettre en place une nouvelle constitution au bout d'un an, s'il accède à l'Élysée.

INTERVIEW

Invité mercredi matin de la matinale spéciale d'Europe 1, Jean-Luc Mélenchon a fustigé l'état actuel des institutions. "On voit que le système de la monarchie présidentielle, en période de l’argent-roi, que cette collusion des deux donne un résultat désastreux, résultat que tout le monde a dorénavant sous les yeux", explique Jean-Luc Mélenchon, qui organise dimanche une marche à Paris entre la place de la Bastille et celle de la République pour défendre son projet de 6ème République.

"Le pays a changé depuis 1958". "Au début de mandat, on convoque l’Assemblée constituante, on élit ou on tire au sort, ou on panache les deux, c’est une disposition qu’il faut mettre au point, et une nouvelle Assemblée est constituée. Elle va définir la nouvelle règle du jeu", détaille-t-il. "La France en a besoin parce que le pays a changé depuis 1958." Il avait fallu quelques mois au général de Gaulle pour installer la 5ème République, le leader de la France insoumise demande quant à lui un peu plus de temps. "Il [de Gaulle, ndlr] a fait écrire un texte de constitution par un groupe dirigé par Michel Debré, et ensuite on a eu un référendum. Là, comme le mal est profond, il faut que le peuple français tout entier s’implique. À mon avis, il y en a pour un an, peut-être un peu plus."

Une révocation des élus. "Dans un premier temps, je suis élu et j’exerce le pouvoir dans le cadre de la constitution que les Français ont choisi [celle de la 5ème République, ndlr]. Dans ces conditions, c’est cette constitution qui s’appliquera jusqu’à ce que la nouvelle soit prise en compte", explique encore le candidat, qui souhaite introduire dans ce nouveau texte la possible révocation d’élus en cours de mandat, mais aussi supprimer la Cour de justice de la République. "La responsabilité judiciaire doit être appliquée à tout le monde de la même manière, j’ai toujours été contre les tribunaux d’exception", insiste-t-il.