Jean-Luc Mélenchon a estimé lundi que c'était "cuit" pour Nicolas Sarkozy après son meeting à la Concorde, le candidat du Front de gauche à la présidentielle n'écartant pas une "surprise" au premier tour dimanche prochain.

Invité de RMC-BFMTV, Jean-Luc Mélenchon a affirmé avoir envoyé des émissaires dans les deux meetings parisiens des favoris des sondages. "Ils m'ont dit que c'est cuit du côté de Sarkozy, qu'ils le savent", "qu'ils ont perdu", c'est ce qu'"ils disent eux, je ne suis pas devin", et que "ça sent le dévissage très fort" pour le président-candidat, a souligné l'eurodéputé.

"Du côté de Hollande, ça a mis beaucoup de temps à se remplir, c'était dans le ton du jour glacé et humide", a-t-il ironisé. Interrogé sur ses relations avec le candidat socialiste, l'ex socialiste a affirmé qu'à l'époque, François Hollande "était le porte-parole du parti plutôt drôle", "c'était pas désagréable". Mais "on n'était pas d'accord sur les sujets politiques. De là à s'inventer une querelle majeure!", a-t-il lancé, relevant toutefois un "côté méprisant" de son concurrent.