Mélenchon : "Avec Hamon, nos électorats ne s'additionnent pas"

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Jean-Luc Mélenchon, leader de la France Insoumise, a expliqué mardi dans le Club de la presse sur Europe 1 les raisons de l'échec d'un accord avec Benoît Hamon pour la présidentielle.

INTERVIEW

Non, ils ne partiront pas ensemble dans la course à l'Élysée. Après quelques semaines de tergiversations, d'appels du pied et de fermetures de portes, Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ne sont pas parvenus à un accord. Ce qui s'explique aisément, selon Jean-Luc Mélenchon.

À bas les "cartels politiques". Le leader de la France Insoumise, invité mardi soir du Club de la Presse sur Europe 1, a mis en avant ses divergences avec le vainqueur de la primaire de la gauche. "Nos électorats, à l'heure actuelle, ne s'additionnent pas", a-t-il déclaré. "Il faut arrêter de faire de la politique en chambre en faisant des additions, il faut convaincre. Et ce n'est pas en disant que Machin s'entend avec Truc qu'on arrive à convaincre les gens. Ils se contrefichent des cartels politiques."

Un calendrier trop serré. Jean-Luc Mélenchon a aussi mis en avant le calendrier très serré, qui empêche de tenir des discussions nécessairement longues pour s'accorder. "On est 50 jours avant le premier tour, on ne va pas faire un Congrès permanent", a-t-il pesté. "Ce n'est pas moi qui ai choisi la date invraisemblable des primaires (sic) de ces pauvres socialistes. Quand ça finit fin janvier, vous ne pouvez pas espérer régler des questions aussi lourdes que ce qui nous sépare."

Hamon pieds et poings liés aux "droitiers abominables" du PS. Cela signifie-t-il qu'avec plus de temps, un accord aurait pu aboutir ? "On aurait peut-être eu le temps de parler, de s'accorder." Jean-Luc Mélenchon a néanmoins rappelé qu'il aurait forcément exigé que Benoît Hamon fasse "le ménage dans le PS" pour "ne pas être encombré de cette ribambelle de hollandais, de droitiers abominables qui lui courent après". Exigence très difficile à satisfaire pour le vainqueur de la primaire à gauche, qui reste membre d'un parti déchiré entre deux tendances.