Mediapart et "Quotidien" refusés au dernier meeting de Le Pen avec Dupont-Aignan à Villepinte

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Mediapart et "Quotidien" refusés au dernier meeting de Le Pen avec Dupont-Aignan à Villepinte
Les journalistes se sont vu refuser leur accréditions par le FN pour assister au meeting de Villepinte lundi.@ JOEL SAGET / AFP
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Les journalistes de "Quotidien" et Mediapart ont été une nouvelle fois interdits de couvrir un meeting de Marine Le Pen, le dernier de la campagne, lundi à Villepinte.

Le site d'information en ligne Mediapart et l'émission Quotidien de TMC se sont vu de nouveau refuser l'accréditation pour le grand meeting d'avant second tour de Marine Le Pen et Nicolas Dupont-Aignan au Parc des Expositions de Villepinte lundi. Après Nice jeudi, la candidate du Front national tient un grand meeting au Parc des Expositions, accompagné de son nouvel allié, le président de Debout la France (DLF), qu'elle a promis de nommer Premier ministre si elle est élue à l'Elysée dans six jours.

Des accréditions pas accordées. "L'accréditation a été demandée et refusée", a indiqué à l'AFP une journaliste de Quotidien qui suit régulièrement le FN. "Une demande a été faite à chaque meeting et refusée", a affirmé la même source. Wallerand de Saint Just, trésorier du FN, "m'a annoncé dès septembre que je ne serais pas accréditée pendant la campagne. J'ai eu un refus dès les 'Estivales' de Fréjus", a déclaré de son côté à l'AFP la journaliste de Mediapart en charge de la couverture du FN. Accréditations refusées "comme d'habitude", a confirmé à l'AFP l'entourage de Marine Le Pen. 

"Une entrave à la liberté" d'informer. Ces deux médias sont depuis 2012 presque systématiquement refusés aux événements du Front national, bien que Quotidien ait pu suivre la soirée électorale de premier tour de la présidentielle dans une permanence FN. Les sociétés de journalistes de plus d'une trentaine de médias, dont celle d'Europe 1, ont signé vendredi une pétition protestant contre la décision du Front national de "choisir les médias autorisés à suivre Marine Le Pen" et dénonçant "une entrave à la liberté" d'informer.