Matignon commence à trembler

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Matignon commence à trembler
Jean-Marc Ayrault a de plus en plus de mal a maintenir sa place à Matignon.@ Reuters
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INFO E1 - Tous les signes montrent que l’avenir de Jean-Marc Ayrault en tant que Premier ministre est de plus en plus menacé.

Le contexte. Combien de temps Jean-Marc Ayrault va-t-il encore rester Premier ministre ? La question commence sérieusement à se poser alors que les relations entre l’Elysée et Matignon se tendent et que Manuel Valls avance ses pions.

"Non, je ne fais pas mes cartons". La panique commencerait même à prendre les bureaux de Matignon. Un collaborateur de Jean-Marc Ayrault explique ainsi avoir dû rassurer les secrétaires qui s’inquiétaient du fait qu’il était en train de faire du rangement dans son bureau. "Non, je ne fais pas mes cartons", leur a-t-il dit. Signe de panique face à la menace d’un remaniement, l’anecdote fait écho à la passe difficile qu’est en train de vivre le locataire de Matignon.

Ayrault ? "Pas assez en première ligne".Depuis l’affaire Léonarda et le recul sur l’écotaxe, les rapports entre l’Elysée et Matignon se sont tendus. "Jean-Marc Ayrault ne monte pas assez en première ligne”, peste un collaborateur de François Hollande. "Il ne le protège pas”, tranche encore l'entourage du président.

Trop tard pour reprendre la main. Jean-Marc Ayrault, qui "en a marre d’être pris pour un nul" dixit un de ses proches, a tenté de reprendre la main la semaine dernière en annonçant une remise à plat de la fiscalité. Une initiative personnelle du Premier ministre, qui a forcé la main de François Hollande. L’actuel locataire de Matignon aura-t-il le temps de mener à terme cette grande réforme ? Rien n’est moins sûr. En annonçant qu’elle s’étalerait sur tout le quinquennat, le président a clairement déconnecté la refonte fiscale de Jean-Marc Ayrault de son bail à Matignon.

MANUEL VALLS

Manuel Valls se tient prêt. Parallèlement, Manuel Valls, épargné par la descente aux enfers dans les sondages de l'exécutif, se positionne. Le populaire ministre de l'Intérieur a sondé certains ministres et consulté des élus sans s’en cacher. L’objectif : faire savoir qu’il est prêt pour Matignon. Au cas où.