Marseille : Ghali tend la main à Mennucci, mais…

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Marseille : Ghali tend la main à Mennucci, mais…
@ Reuters
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La sénatrice a posé des conditions à un accord avec le vainqueur de la primaire socialiste.

L’INFO. La veille, il n’en était pas question. Mais, mercredi, la sénatrice Samia Ghali, éliminée dimanche dernier, au deuxième tour de la primaire PS pour les élections municipales de Marseille, a finalement proposé un "accord" sous conditions au vainqueur, le député Patrick Mennucci.

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© MAXPPP

Quelles sont ces conditions ? L'élue des quartiers Nord, qualifiée surprise au second tour de la primaire au détriment de la ministre Marie-Arlette Carlotti, entend faire fructifier son bon score. Pas question de se rallier à Patrick Mennucci sans quelques concessions de ce dernier. Parmi ses conditions figure notamment "la nécessité d'obtenir un engagement du gouvernement sur les moyens financiers apportés à Marseille, notamment en matière de transports", explique Samia Ghali dans un communiqué. "Cet engagement pourra se traduire par la signature d'un contrat spécifique entre l'Etat et Marseille qui viendra abonder la future Métropole", explique la sénatrice, qui s'était jusqu'ici opposée au texte, présenté par le gouvernement et voté par le Parlement, créant la future métropole marseillaise.

Mais ce n’est pas tout. Parmi les autres conditions posées mercredi figure "la prise en compte par la future majorité de gauche de l'urgence de la réduction de la fracture Nord-Sud" dans Marseille, une condition "indispensable à l'amélioration des conditions de vie des habitants mais aussi au développement global de la ville". Samia Ghali souhaite également une "présence équilibrée de la police municipale sur l'ensemble des secteurs de la ville", de "meilleures conditions d'accès aux transports publics pour les moins de 26 ans qui sont scolarisés ou qui suivent une formation professionnelle".

Souviens-toi hier… Mardi pourtant, la candidate malheureuse n’était pas encore prête à faire un pas en direction de son adversaire d’hier. La campagne avait été, il est vrai, assez brutale. Invitée au siège du Parti socialiste, à Paris, elle avait été reçue par Harlem Désir, patron de la rue de Solferino. Pendant deux heures durant, l’ancien patron de SOS Racisme avait cherché à la convaincre du bien fondé de faire l’unité socialiste dans la cité phocéenne. En vain. "Aujourd'hui, je n'ai encore rien à dire à Patrick Mennucci", avait-elle lancé, promettant tout de même que "la discussion va continuer". Elle a continué, et Samia Ghali a entendu raison, mais pas à n’importe quel prix. La balle est désormais dans le camp de Patrick Mennucci.