Marseille : Ghali "en a marre des belles paroles"

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Marseille : Ghali "en a marre des belles paroles"
@ MAXPPP
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La socialiste a taclé Jean-Claude Gaudin et Manuel Valls avant une table ronde prévue samedi matin.

Invitée d'Europe 1 samedi matin quelques heures avant la table ronde prévue à la préfecture avec les élus et parlementaires de la ville, la socialiste Samia Ghali a encore fait feu de tout bois, un an après avoir réclamé l'intervention de l'armée à Marseille. La principale cible de la maire des XIVe et XVe arrondissements de Marseille se nomme Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de la cité phocéenne. "Ça fait 18 ans qu'il gère cette ville et il ne s'est jamais rendu compte qu'elle n'allait pas bien. Il a toujours nié les problèmes. Il y a un an, il se foutait de ma gueule", rappelle celle qui sera candidate à la primaire socialiste pour les municipales 2014.

"Il est aussi responsable de cette situation car il a creusé la fracture entre le nord et le sud de la ville. Les personnes comme M. Gaudin ne savent même pas ce qu'il se passe à Marseille, car ils ne sont jamais sur le terrain", poursuit Samia Ghali.

Elle "espère" que Valls sera là

Mais son principal opposant politique n'était pas le seul visé. Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, a lui aussi essuyé quelques plâtres. "J'espère qu'il sera là, la question est réellement posée, parce que c'est à sa demande que ce pacte national se réuni", lance-t-elle, ajoutant : "Moi, je viens pour avoir des réponses. Je ne vais pas à la réunion pour faire une photo de famille (...) j'en ai marre des belles paroles et du blabla. Si c'est pour se réunir avec le préfet, je n'ai pas besoin du ministre de l'Intérieur pour organiser la réunion".

Concrètement, Samia Ghali ne demande rien d'autre que ce qu'elle a déjà réclamé l'année dernière, "c'est-à-dire des moyens supplémentaires pour Marseille. A tous les niveaux, nous sommes très en retard sur les autres villes de France. On a déjà perdu un an, qu'on prenne maintenant Marseille au sérieux".

>> Réécouter l'interview de Samia Ghali par Benjamin Petrover :