Marisol Touraine : "Le procès que l’on nous fait est injustifié et insupportable"

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Invitée du Club de la Presse, la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, a tenu à défendre le bilan du quinquennat de François Hollande.

INTERVIEW

La campagne présidentielle de François Hollande a-t-elle déjà commencé ? Sa décision ne sera officialisée qu'à la fin de l'année, mais le chef de l’Etat semble déjà préparer le terrain. Dans un discours prononcé mardi, le président a ainsi défendu le bilan de ses quatre premières années de quinquennat, avant de tracer les grandes axes d’une hypothétique campagne pour 2017.

"Le moment est venu de marquer une détermination". "C’est un moment important, et si le président de la République s’est exprimé de manière très forte, ce n’est pas tout à fait par hasard", a estimé Marisol Touraine sur Europe 1. "Le moment est venu de marquer une détermination. Ce que le président de la République a montré, c’est qu’il avait un cap, une vision extrêmement précise et claire de là où il fallait emmener la France", a assuré la ministre des Affaires sociales et de la Santé.

"Ne pas crier victoire trop rapidement". François Hollande a par ailleurs promis mardi une "baisse des impôts pour les plus modestes" en 2017 si "les marges" sont disponibles. Une annonce perçue par certains comme un geste politique, tandis que le mouvement "hé oh la gauche !", auquel appartient Marisol Touraine, répète a l'envi que "oui, la France va mieux". "La situation de la France s’améliore progressivement, et il ne faut pas donc crier victoire trop rapidement et trop fortement, mais si la situation de la France s’améliore, il est légitime que les Français puissent en tirer les fruits", a répété la ministre.

Entendu sur Europe 1
Je ne conteste pas les sondages, mais les sondages, ils vont, ils viennent. C’est l’élection qui compte.

"Les sondages, ils vont, ils viennent". Malgré l'impopularité record de François Hollande, Marisol Touraine continue de faire du chef de l'Etat son favori. "Je ne conteste pas les sondages, mais les sondages, ils vont, ils viennent. C’est l’élection qui compte", a-t-elle assuré. "Le procès en reniement que l’on nous fait est un procès injustifié et insupportable. Qui sont ces femmes et ces hommes qui se disent de gauche et s’arrogent une forme de monopole de la gauche pour critiquer alors que nous, nous agissons ? Les 500.000 Français qui bénéficient de points sur leurs comptes de pénibilité vont pouvoir partir à la retraite plus tôt. Ce n’est pas aux donneurs de leçons de gauche qu’ils le doivent, c’est à ce gouvernement et à mes responsabilités ministérielles", s’est-elle défendue, avant de conclure : "je souhaite que le président se lance dans la campagne mais il annoncera sa décision au moment voulu".