Marine Le Pen veut un "Grenelle de l’identité"

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Marine Le Pen veut un "Grenelle de l’identité"
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Assurant que ce débat a "été refusé pendant 25 ans" à son parti, la vice-présidente du FN tente de reprendre la main sur ce dossier.

Soutenant que le "Front national est légitime" sur ce dossier, Marine Le Pen a demandé, mercredi sur Europe 1, à être reçue par le président de la République pour discuter des modalités du débat sur l’identité nationale. La vice-présidente du FN entend notamment lui réclamer la programmation d’un "Grenelle de l’identité".

La fille du leader frontiste assure, en effet, que l’identité nationale "mérite mieux que des débats de sous-préfectures encadrés par monsieur Besson avec quelques emplois jeunes d’associations subventionnées qui ne représentent personne, une poignée de syndicalistes qui ne représentent personne, et qui vont discuter de ce que devrait être l’identité française", a-t-elle martelé.

Le débat sur l’identité nationale a été lancé, dimanche, par le ministre de l’Immigration, Eric Besson. Depuis, l’opposition dénonce une opération destinée à capturer l'électorat FN à l'approche des régionales. Nicolas Sarkozy est lui-même intervenu dans ce dossier revendiquant, mardi lors de la présentation d’un plan d’aide à la filière agricole, le choix de "défendre l’identité nationale".

"Le pays sombre dans une crise identitaire majeure qui le plonge dans le chaos", s’est inquiété Marine Le Pen, pour qui la problématique de l’identité nationale a été soulevée, en premier lieu, par le FN. "Cela fait 25 ans que l’on nous refuse ce débat", s’est-elle offusquée. "Nous voulons un débat national et pas d’un gadget électoral", a soutenu la vice-présidente du FN.

Pour sa part, Eric Besson s'est félicité mercredi de ce que Jean-Marie Le Pen, président du Front National, ait "compris" qu'on allait "lui piquer définitivement un certain nombre de valeurs qu'il croyait s'être attribuées et qui ne sont pas des valeurs qu'il devrait naturellement porter", a-t-il affirmé. Selon le ministre, "il n'y a aucune raison de lui laisser Marianne, la République, le drapeau, l'hymne national".