Marine Le Pen reçue le 19 décembre par Edouard Philippe sur ses problèmes bancaires

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Marine Le Pen reçue le 19 décembre par Edouard Philippe sur ses problèmes bancaires
Wallerand de Saint Just, trésorier du FN, et Marine Le Pen, présidente du parti, ont été reçus le 19 décembre dernier par le Premier ministre. Image d'illustration. @ JACQUES DEMARTHON / AFP
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"Nous avons été reçus de manière professionnelle" sans recevoir cependant de "solutions", a confirmé mardi Wallerand de Saint Just. 

Edouard Philippe a reçu le 19 décembre la présidente du FN  Marine Le Pen qui voulait lui exposer ses problèmes bancaires, a-t-on appris mardi auprès du parti d'extrême droite, confirmant une information de l'hebdomadaire L'Express.

"De manière professionnelle". "C'est une bonne nouvelle que le Premier ministre l'ait reçue. Nous avons été reçus de manière professionnelle. C'est Mme Le Pen qui avait demandé ce rendez-vous pour exposer des problèmes bancaires pénibles pour le Front national", a déclaré le trésorier du parti, Wallerand de Saint Just, qui a participé à cette rencontre.

Pas de réponse sur de possibles solutions. "M. Philippe a reçu Mme Le Pen pour écouter dans le détail ses griefs. Il nous a indiqué que nos problèmes seraient étudiés. Mais il ne nous a pas dit qu'il avait des solutions", a ajouté le dirigeant frontiste. Le FN n'avait pas l'intention de rendre publique cette rencontre, a précisé Wallerand Saint Just.

Le Pen dénonce une "fatwa bancaire". Plusieurs comptes du FN ont été récemment clôturés par la Société Générale. La banque HSBC a clôturé pour sa part le compte personnel de Marine Le Pen. Cette dernière avait dénoncé une "fatwa bancaire" et une "persécution". Le FN avait alors saisi la Banque de France, qui a enjoint le Crédit du Nord, lui-même filiale de Société Générale, d'ouvrir deux comptes, l'un pour le FN, l'autre pour le mandataire financier du parti, Wallerand Saint Just. N'ayant pas pu obtenir de prêts des banques pour la présidentielle, le FN avait contracté deux prêts auprès de Cotelec, le microparti du père de Marine Le Pen. Pour les législatives, l'ancienne candidate à la présidentielle avait lancé début juin un "emprunt patriotique", qu'elle a relancé à nouveau mi-décembre.