Marine Le Pen en Russie : pour quoi faire ?

  • A
  • A
Marine Le Pen en Russie : pour quoi faire ?
Marien Le Pen disait en 2011 son admiration pour Vladimir Poutine.@ REUTERS
Partagez sur :

La présidente du FN a passé quelques jours en Russie, pays qu’elle et sa famille apprécient.

La Russie et la famille Le Pen, c’est une histoire qui dure. Jean-Marie Le Pen est ainsi l’ami de longue date de Vladimir Jirinovski, le peu recommandable président du Parti libéral-démocrate de Russie, formation ultranationaliste. Marine Le Pen, elle, se rêve en proche de Vladimir Poutine. La présidente du Front national était d’ailleurs à Moscou mercredi et jeudi, pour déclamer son attachement au pays et à son dirigeant.

"Guerre froide". Reçue par Sergueï Narychkine, le président de la Douma, le Parlement russe, Marine Le Pen s’est donc lancée dans une opération séduction. "J'aimerais qu'on rééquilibre un peu les relations puisque aujourd'hui j'ai quand même le sentiment que l'Union européenne mène une sorte de Guerre froide à la Russie", a-t-elle ainsi affirmé après son entretien, avant de s’en prendre à l’image que les Français ont de la Russie. "Ce serait une sorte de dictature, un pays totalement fermé. Cela n'est pas objectivement la réalité", a-t-elle jugé. Elle a ensuite fustigé en plus le mariage pour tous, loi qui horrifie le Kremlin, et salué la position russe sur la Syrie. Poutine, qu’elle admire, tient tête aux Occidentaux et ça, ça lui plaît.

Avant elle, Marion Le Pen. Avant Marine, c’est Marion Maréchal-Le Pen qui avait fait le déplacement en Russie, en décembre dernier. Accueillie avec les honneurs à la Douma, la jeune députée avait martelé ses messages : défense de la souveraineté, de l’identité, saupoudrée d’un soupçon d’anti-américanisme. Montrant ainsi que Russie unie, le parti de  Vladimir Poutine, et le Front national ont beaucoup de choses en commun. Le déplacement de la présidente du FN n’a fait que renforcer cette impression.

Chouchoute des télés d’Etat. Des positions qui ont valu à Marine Le Pen de devenir ces derniers mois la chouchoute des chaînes de télévision d’Etat russe, qui la présente comme l’opposante numéro un à François Hollande. Sergueï Narychkine, le président de la Douma, la qualifie de son côté de " figure politique importante". D’autres hauts responsables russes sont même convaincus qu’avec elle, "le FN c’est l’avenir de la France".