Marine Le Pen chahutée à La Réunion

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Marine Le Pen chahutée à La Réunion
Marine Le Pen voit dans ses difficultés rencontrées à La Réunion une preuve de plus que Nicolas Sarkozy est incapable d'assurer la sécurité en France.@ REUTERS
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La candidate du Front national, en visite sur l'île, a accusé l'Etat de ne pas assurer sa sécurité.

"Le Pen, dehors !" . C'est sous les huées de ses opposants qu'est arrivée Marine Le Pen à La Réunion mardi. Des échauffourées ont même éclaté lors de sa visite d'un temple hindou. La candidate du Front national à la présidentielle a aussitôt accusé l'Etat de ne pas assurer sa sécurité.

"Si on est raciste, on reste chez soi"

Trois manifestations ont marqué le premier jour de la candidate du Front national à la présidentielle à La Réunion. Le message des manifestants est clair : "Si on est raciste, on reste chez soi", a déclaré l'un des manifestants sur Europe 1. "La Réunion, c'est une île qui a plusieurs races. Nous, on s'entend bien entre nous et on ne veut pas de quelqu'un qui veut casser ça", poursuit-il.

Marine Le Pen, de son côté, a cherché à décrédibiliser ces "hurleurs". "Ils doivent en être à trois bouteilles de rhum et 800 pétards, ce qui évidemment n'aide pas à la sérénité", a lancé la présidente du Front national. "La vraie Réunion n'est pas celle des employés qu'on a fait venir. Elle est chaleureuse. Les Réunionnais attendent des réponses des candidats à la présidence de la République. Je viens leur dire ce que j'ai dans le coeur et les tripes", a-t-elle insisté.

"Nicolas Sarkozy est incapable d'assurer la sécurité dans notre pays"

La candidate du FN en a profité au passage pour attaquer le préfet de l'île, "incapable de maintenir l'ordre", et le chef de l'Etat. "Nicolas Sarkozy est incapable d'assurer la sécurité dans notre pays. Merci, nous le savions ! Comment voulez-vous lutter contre les criminels, quand on n'est pas capable de repousser 50 types, de 50 mètres ?", a-t-elle fustigé.

Toujours en quête de parrainages, Marine Le Pen n'a obtenu aucune signature des maires de l'île. "Si on leur envoie une horde de hurleurs comme ça, c'est normal qu'ils hésitent", a-t-elle estimé, plaidant une nouvelle fois pour l'anonymat des parrainages.     

La candidate du FN est d'ailleurs convaincue que ces débordements la renforcent. Adepte de la victimisation, elle espère ainsi séduire une partie des 500.000 électeurs réunionnais. Son objectif est d'atteindre au minimum 15% des voix - quand son père avait obtenu 4% en 2007.