Mariage pour tous : les Sages disent oui

Le Conseil constitutionnel a validé totalement vendredi la loi ouvrant le mariage et l'adoption à deux personnes de même sexe, a annoncé la haute juridiction dans un communiqué.
Le Conseil constitutionnel a validé totalement vendredi la loi ouvrant le mariage et l'adoption à deux personnes de même sexe, a annoncé la haute juridiction dans un communiqué. © MAXPPP
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Le Conseil constitutionnel a tranché : rien ne s’oppose au mariage pour tous.

L’INFO. Cette fois, c’est fait, et la manifestation prévue par les opposants au texte, le 26 mai prochain, n’y changera rien. Vendredi, - journée internationale de la lutte contre l'homophobie - le Conseil constitutionnel a en effet validé totalement la loi ouvrant le mariage et l'adoption à deux personnes de même sexe. La haute juridiction a jugé que le mariage homosexuel était "un choix du législateur" et "n'était contraire à aucun principe constitutionnel". Depuis Caen où il est en déplacement, François Hollande a pris acte "avec satisfaction" de la décision des "Sages". Il promulguera la loi dès samedi. Henri Vidalies a précisé sur BFMTV qu'on aura les premiers mariages avant le 1er juillet." 

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christiane taubira

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Le gouvernement n’était pas inquiet.  Dans un entretien au Journal du Dimanche, Christiane Taubira s’était montrée résolument confiante quant à la décision des Sages. "Nous avons travaillé rigoureusement. J'avais d'abord demandé son avis au Conseil d'État; ensuite, à toutes les étapes, après chaque modification effectuée par l'Assemblée nationale puis par le Sénat, j'ai demandé l'expertise de constitutionnalistes", assurait-elle, le 12 mai dernier.

Des réactions en pagaille. Sitôt l’annonce du Conseil constitutionnel, l’information a fait le tour de la twittosphère. Roselyne Bachelot a été une des premières à gazouiller :

Olivier Dussopt, député de l’Ardèche, lui a emboité le pas :

frigide barjot, manifestation reuters 930620

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Les réactions sont sensiblement différentes du côté de Christine Boutin et Frigide Barjot, qui menaient médiatiquement le combat contre ce texte. L'ancienne ministre a dénoncé sur BFMTV "un avis en opportunité politique qui n'est pas un avis en droit". "Si véritablement le Conseil constitutionnel ne fait aucune réserve, la résistance est en marche dans ce pays", a-t-elle déclaré. Pour la comédienne, "c'est une révolution institutionnelle. Nous sommes en train de changer de civilisation, de régime. Le Conseil constitutionnel, c'est le plan média du gouvernement, au mépris de huit mois de campagne", a-t-elle jugé sur BFMTV.