Mariage gay : ce qu’il ne fallait pas rater

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Mariage gay : ce qu’il ne fallait pas rater
Le discours de Christiane Taubira restera comme l’un des temps fors de cette première journée de débat.@ REUTERS
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L’ESSENTIEL - Discours de Taubira, petit "fail" de Guaino… Europe1.fr résume les débats de mardi.

Le débat sur le mariage pour tous s’est ouvert mardi à l’Assemblée nationale et a duré une bonne partie de la nuit. Europe1.fr vous donne rendez-vous mercredi à 15h pour la suite des débats. En attendant, voici le résumé des échanges de cette première journée.

# Les rejets du jour : les motions UMP

Après la présentation du projet de loi notamment par Christiane Taubira, ministre de la Justice, et Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, les premières heures du débat étaient consacrées à la défense de deux motions présentées par l’UMP. La première, de rejet, était défendue par Henri Guaino, et a été précisément rejetée. La seconde, une motion de renvoi en commission, défendue cette fois par Jean-Frédéric Poisson, a connu le même sort quelques heures plus tard.

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# Le discours du jour : Taubira marque les esprits

C’est donc Christiane Taubira qui a ouvert les débats par un propos liminaire de près de 40 minutes. Sans jeter une seule fois un coup d’œil à ses notes, très solennelle, la ministre de la Justice a été saluée à la fin de son discours par une standing ovation de la gauche.



Christiane Taubira : le mariage pour tous sera...par PartiSocialiste

La prestation de Christiane Taubira a été célébrée par nombre de députés sur Twitter.





Retrouvez l’intégralité du discours de Christiane Taubira :



Retrouvez l'intégralité de l'intervention de...par LCP

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# L’incident du jour : l’UMP s’agace

Si les discussions se sont déroulées dans une atmosphère tendue, un seul incident ayant entraîné une suspension de séance est à signaler. C’est une phrase de la présidente de séance, Laurence Dumont, qui avait momentanément pris la place de Claude Bartolone au "Perchoir", qui a fâché la droite. "Messieurs les députés de la majorité, souffrez que M. Guaino termine son propos", a-t-elle lancé à la gauche qui chahutait le député UMP. "La formule que vous avez utilisée est particulièrement ambigüe", s'est plaint Christian Jacob, patron des députés UMP, réclamant une suspension de séance. "Le mot était un peu désuet, mais nullement désobligeant", s'est défendue la vice-présidente de l'Assemblée, avant de suspendre la séance 5 minutes.

# Le LOL du jour : le lapsus de Guaino

En voilà un qui attendait l’ouverture des débats avec une certaine impatience. Depuis plusieurs semaines, Henri Guaino s’est placé en première ligne des anti-mariage gay. Si bien qu’il a été le premier à parler au nom de son camp mardi, pour défendre une motion de rejet de l’ensemble du texte. Mais en s’avançant à la tribune, le député des Yvelines n’a pas remarqué le changement de président de séance, la vice-présidente Laurence Dumont ayant remplacé le président Claude Bartolone. "Monsieur le président... Euh, pardon ! Madame le président", s’est-il repris, déclenchant quelques rires dans l’hémicycle. Après plusieurs secondes de bruissement, le député des Yvelines a pu se lancer dans son discours.



# La photo du jour : Civitas fait une prière

Le spectacle n’avait pas seulement lieu à l’intérieur du Palais-Bourbon. A l’appel de l’association chrétienne extrémiste Civitas, plusieurs dizaines de personnes se sont réunies en début de soirée devant le bâtiment pour s’adonner à une prière de rue aussi spectaculaire qu’illégale.

civitas

La passe d'armes du jour : Le Roux vs Jacob

En séance de nuit, les parlementaires ont assisté à un duel au sommet : le chef de file des députés PS contre le chef de file des députés UMP. Soulignant que "les conservateurs britanniques allaient, eux aussi, adopter un projet en faveur du mariage homosexuel", Bruno Le Roux a lancé en direction des bancs de l'opposition : "Ici, c'est le bal des hypocrites !". Christian Jacob lui a alors aussitôt rétorqué : "Parler de bal des hypocrites à l'égard de ses collègues ! Vous n'avez vraiment que l'insulte comme argument ! Mon pauvre monsieur Le Roux, tellement vous êtes faibles dans vos arguments. Nous n'avons aucune leçon à recevoir !".