Mariage gay : Bartolone menacé

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Mariage gay : Bartolone menacé
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Le courrier signé d'une "Interaction des forces de l'ordre", contenait de la poudre de munitions.

Poudre et menaces de mort. Certains opposants au mariage pour tous sont encore montés d'un cran. Le président de l'Assemblée nationale, a en effet reçu lundi une enveloppe contenant de la poudre de munitions et une lettre de menaces de mort. L'enveloppe, arrivée lundi matin au Palais Bourbon, était adressée à la "présidence de l'Assemblée nationale" et comportait au dos les mots "explosifs, exceptionnellement sans allumeurs".

"Vous avez voulu la guerre, vous l'avez". Dans le détail, ce courrier d'une page tapé à l'ordinateur met en garde Claude Bartolone "en demeure de surseoir au vote définitif de la loi sur le mariage pour tous" prévu mardi. "Le mariage pour tous équivaut à la suppression totale du mariage. Au cas où vous passeriez outre cet ultimatum, votre famille politique aura à en souffrir physiquement" poursuit la missive, avant un long réquisitoire contre le projet de loi ouvrant le mariage et l'adoption aux couples de même sexe.

"Le temps présent où vous estimez illégales les manifestations dès l'instant où elles sont hostiles à votre système est révolu", ajoute le texte signé d'une "Interaction des forces de l'ordre". Le document se termine par les mots : "nos méthodes sont plus radicales et expéditives que les manifs, vous avez voulu la guerre, vous l'avez".

Des précédentes menaces. Ce groupe a déjà envoyé fin mars un courrier contenant des menaces de mort et une cartouche à blanc au juge bordelais Jean-Michel Gentil, qui a mis en examen l'ancien président Nicolas Sarkozy pour "abus de faiblesse" dans le cadre de l'affaire Bettencourt. Des journalistes, dont Jean-Pierre Elkabbach d'Europe 1, avaient également reçu des missives de cette nature.

Une enquête préliminaire a été ouverte fin mars sur tous les courriers signés par cette organisation inconnue. "Ce nouveau courrier va faire l'objet d'une investigation dans le cadre de cette enquête préliminaire, placée sous l'égide du parquet antiterroriste", a-t-on précisé de source judiciaire. 

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