Mailly : "On n’a pas les mêmes analyses"

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Mailly : "On n’a pas les mêmes analyses"
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Le secrétaire général de Force ouvrière, explique la division des syndicats pour le 1er mai.

Il y a un an, les organisations syndicales avaient donné aux manifestations du 1er-Mai une portée historique en défilant ensemble pour la première fois. En 2010, la donne est différente. Notamment parce que Force ouvrière (FO) a nettement pris ses distances avec les poids lourds que sont la CGT et la CFDT. "L’unité d’action est efficace quand nous sommes d’accord sur les revendications, et que les revendications sont claires, et sur les modalités d’action. Sinon, comme nous l’avons vu l’année dernière, ça part vite en sucette", a expliqué Jean-Claude Mailly samedi sur Europe 1.

Le secrétaire général de FO a exposé les raisons de désaccords avec els autres syndicats. Et elles sont nombreuses. Les retraites, d’abord. "On s’est rencontrés, et on n’a pas forcément les mêmes analyses. Du côté de Force ouvrière, nous refusons tout allongement de la durée du travail, quelle qu’en soit la fore, que l’on repousse le droit au départ ou qu’on allonge la durée de cotisations. Est-ce que tous les syndicats sont d’accord pour refuser que les salariés travaillent plus longtemps de main ? Je n’en suis pas sûr", a ainsi déclaré le leader syndicaliste.

"En basket jusqu’en juin, en tongs ensuite"

Sur les "modalités d’action", Jean-Claude Mailly a répété sa préférence pour une grève unitaire de 24 heures par rapport à "des manifs ricochet qui finissent par tomber à l’eau. On met des baskets jusqu’au mois de juin, et après on met les tongs ? Ce n’est pas ce qui va faire trembler le gouvernement. Si l’ensemble des organisations syndicales décidaient d’appeler à une journée de grève, le gouvernement prendrait un gros risque s’il ne répondait pas à cette revendication", a-t-il insisté.

Enfin, le leader de FO a évoqué une question plus obscure qui tendrait les relations entres les organisations syndicales. Un projet de loi visant notamment à modifier les seuils d’éligibilité dans la fonction publique fait débat. La CGT et la CFDT semblent plutôt pour, alors que FO s’y oppose. "Les questions de représentativité ont pollué les relations entre les syndicats", a admis Jean-Claude Mailly.