Macron se défend d'être "soumis aux banques"

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Macron se défend d'être "soumis aux banques"
"Si j'étais soumis aux banques, je n'aurais pas en tant que ministre porté une loi qui a cassé le monopole bancaire". @ Eric FEFERBERG / AFP
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"Il ne faut jamais être caricatural. Parce que les banques, on les déteste jusqu'au jour où on a besoin d'elles pour se financer", a lancé Emmanuel Macron. 

Emmanuel Macron s'est défendu mardi d'être "soumis aux banques" contre les accusations de Marine Le Pen et de tous "ceux qui, de l'extrême droite à l'extrême gauche", l'ont "sali depuis des mois". "Je ne suis pas soumis aux banques. Si j'étais soumis aux banques j'aurais continué à travailler pour elles", a déclaré le candidat à la présidentielle sur RMC et BFMTV.

"Si j'étais soumis..." "Si j'étais soumis aux banques, je n'aurais pas en tant que ministre porté une loi qui a cassé le monopole bancaire en permettant le prêt entre entreprises, en permettant de développer d'autres formes de financement de l'économie, hors des banques", a argumenté Emmanuel Macron, ancien associé-gérant à la banque Rothschild puis secrétaire général adjoint de François Hollande à l'Elysée. "Si j'étais soumis aux banques, je n'aurais pas constamment comme ministre essayé de développer tout ce qui permet de financer les PME ou les TPE qui en ont tant besoin. Si j'étais soumis aux banques je ne porterais pas un projet qui est aussi celui des classes moyennes et des classes populaires", a énuméré Emmanuel Macron.

Souhait de changer les règles financières. "Donc ces insultes à tout va, qui de l'extrême droite à l'extrême gauche m'ont sali depuis des mois, je les regarderai droit dans les yeux en disant que je n'ai aucune leçon à recevoir d'eux", a conclu le candidat d'En Marche! François Hollande dont l'adversaire était la finance en 2012 ? "Je me rappelle. J'étais peut-être ce visage de la finance tant et tant dénoncé, comme l'a dit madame Le Pen", a répondu Emmanuel Macron qui, en cas de victoire au second tour de l'élection présidentielle, souhaite modifier les règles financières élaborées en réponse à la crise financière de 2008 et en voie de finalisation.

"Il ne faut jamais être caricatural. Parce que les banques, on les déteste jusqu'au jour où on a besoin d'elles pour se financer, pour acheter sa voiture, son appartement ou autre. La finance, on peut lui cracher dessus, en attendant, à partir du mois d'octobre, on se finance en totalité sur les marchés", a-t-il dit.