Macron interpellé par les sinistrés des crues à Villeneuve-Saint-Georges

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Macron interpellé par les sinistrés des crues à Villeneuve-Saint-Georges
Emmanuel Macron s'est rendu à Villeneuve Saint-Georges, mercredi.@ CHARLES PLATIAU / POOL / AFP
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Face aux habitants sinistrés de la ville de Villeneuve Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, le chef de l'État a promis d'accélérer les choses en matière d'indemnisation.

Emmanuel Macron a passé deux heures trente mercredi avec les habitants d'un quartier de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, sinistrés par les récentes crues, promettant d'"accompagner les personnes et les petites entreprises qui ont tout perdu", y compris en mobilisant des moyens financiers.

"J'ai tout perdu". Déambulant dans des rues boueuses du quartier du Blandin qui étaient encore inondées l'avant-veille, dans cette ville frappée par plus de trois semaines de crue, le chef de l'État a été interpellé par des dizaines de personnes, parfois en larmes ou en colère. 

"J'ai tout perdu", lui a dit un sexagénaire, propriétaire d'un pavillon. "Personne ne nous aide à nettoyer", s'est écrié un autre. "J'ai deux enfants, on est à l'hôtel", a expliqué une mère de famille les larmes aux yeux.  "On va accélérer les choses mais je ne suis pas venu pour vous faire des promesses", a répondu le chef de l'État. Certaines maisons sont encore inondées et l'électricité n'est toujours pas revenue dans certaines rues, dans ce quartier du Blandin qui avait déjà été inondé en 2016.



L'arrêté de catastrophe naturelle publié mercredi. L'arrêté de catastrophe naturelle a été publié mercredi, a rappelé Emmanuel Macron, "cela permettra d'accélérer les choses pour déclarer les sinistres". Il a assuré que le gouvernement allait "accompagner les personnes et les petites entreprises qui ont tout perdu" avec "une soulte de redémarrage". "Il y aura un geste de solidarité" pour "ceux qui ont été indemnisés les premiers jours pour se reloger" mais qui ont dû ensuite "passer plusieurs semaines" à l'hôtel.

"L'État va travailler avec les collectivités pour sécuriser la zone en rachetant des habitations ou des terrains, pour avoir, en cas de crue, une zone de reversement", a-t-il poursuivi, notant que les seuls rachats de terre coûteront "plusieurs dizaines de millions d'euros". Mais plusieurs habitants ont estimé que les sommes proposées pour leur maison ne leur permettraient pas de se reloger.