Macron et Gentiloni veulent travailler ensemble à "une relance" de l'Europe

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Macron et Gentiloni veulent travailler ensemble à "une relance" de l'Europe
Emmanuel Macron a reçu Paolo Gentiloni a l'Elysée dimanche.@ Thomas SAMSON / AFP
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Pour le chef du gouvernement italien, "l'élection d'Emmanuel Macron à la tête de l'Etat français donne "une espérance et une foi dans l'Europe".

Le président Emmanuel Macron et le chef du gouvernement italien, Paolo Gentiloni, ont affirmé dimanche à Paris leur volonté de travailler ensemble à une "relance" de l'Europe, le chef de l'Etat français plaidant pour une "capacité budgétaire commune" et son hôte pour "une Union fiscale et bancaire".

Macron, "une espérance dans l'Europe". "L'élection d'Emmanuel Macron à la tête de l'Etat français donne "une espérance et une foi dans l'Europe", affirmé Paolo Gentiloni, lors d'une déclaration dans la cour de l'Elysée, auprès de son hôte, avant un dîner de travail. Selon lui, une des priorités est de travailler pour aller "vers une union fiscale et bancaire". "Ce n'est pas pour l'immédiat mais c'est important de commencer à travailler dans cette direction", a-t-il dit. Plaidant également pour "une Europe plus forte et plus proche des citoyens", il s'est réjoui de voir que l'Italie et la France "des pays tellement proches et tellement amis" puissent continuer de "travailler ensemble".

"Relance de nos perspectives européennes". Emmanuel Macron, qui a déjà rencontré depuis son élection, la chancelière Angela Merkel et le président du Conseil européen Donald Tusk, a affirmé sa volonté de travailler à "une vraie relance de nos perspectives européennes." Il a souhaité l'élaboration d'"une feuille de route dans la durée qui permettra d'aller au bout de la création d'une capacité budgétaire commune, d'une vraie Europe et d'une vraie zone euro de l'investissement qui permettra de réduire la divergence qu'il y a entre nos économies". "C'est cette divergence qui a pu créer des tensions financières dont l'Italie a eu à pâtir dans les dernières années", a-t-il relevé.

Rendez-vous du G7 fin mai. Concernant les migrations, Emmanuel Macron a souligné "les défis" que l'Italie avait eu à relever dans ce domaine reconnaissant que l'Europe n'avait "pas suffisamment tôt entendu (ses) cris d'alerte". Ce dîner de travail était organisé à quelques jours du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G7 (Etats-Unis, Japon, Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie et Canada), qui aura lieu les 26 et 27 mai à Taormina, en Sicile.