L'UDI officialise son soutien à Alain Juppé pour la primaire de la droite

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L'UDI officialise son soutien à Alain Juppé pour la primaire de la droite
Jean-Christophe Lagarde estime qu'Alain Juppé incarne "l'optimisme et le courage".@ JEAN-PIERRE MULLER / AFP
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Jean-Christophe Lagarde, président du parti, et 600 élus ont signé une tribune dans "Le Monde" pour expliquer leur ralliement.

Jean-Christophe Lagarde, président de l'UDI (Union des Démocrates et Indépendants), et 600 élus de la principale formation centriste ont annoncé mercredi leur soutien à Alain Juppé dans la course à l'investiture présidentielle de la droite. "Après avoir pris le temps de la réflexion, de la discussion, mais surtout de la confrontation des programmes, nous (...) avons décidé d'apporter notre soutien à Alain Juppé", écrivent-ils dans une tribune publiée sur le site du Monde.

Pas de candidat de l'UDI à la primaire. "Comme nous, il incarne la force de l'optimisme nécessaire à toute évolution, la force du mouvement, de la réconciliation et du courage", ajoutent les 600 signataires, dont 18 députés et 27 sénateurs. En mars dernier, l'UDI avait refusé de présenter un candidat à la primaire, censée être celle de la droite et du centre, faute d'accord avec Les Républicains sur le programme et la répartition des circonscriptions aux législatives de 2017.

Juppé séduit le centre. Ce nouveau ralliement en faveur du favori des sondages, qui soigne depuis deux ans son image d'homme de consensus, grossit encore les rangs de ses soutiens à droite et au centre à moins d'un mois et demi du premier tour. Ces deux dernières semaines, Hervé Mariton, connu pour son opposition au mariage homosexuel, Frédéric Lefebvre, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy, et le Parti radical valoisien, composante de l'UDI, ont fait le même choix. François Bayrou, président du MoDem et candidat aux présidentielles de 2002, 2007 et 2012, soutient de longue date Alain Juppé et menace même de se présenter une nouvelle fois si Nicolas Sarkozy devait remporter la primaire.

Quelques dispersions dans les soutiens. Les centristes n'ont pas pour autant pris de position commune. Certains élus, comme l'ancien ministre de la défense Hervé Morin, ont opté pour Bruno Le Maire, d'autres pour François Fillon et quelques-uns pour Nicolas Sarkozy.