LREM percevra 22,5 millions d'aides publiques

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LREM percevra 22,5 millions d'aides publiques
Au total, plus de 66 millions d'euros seront reversés aux partis et groupes politiques en 2018.@ GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
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Le parti majoritaire va bénéficier de 22 millions d'euros d'aides publiques, loin devant les Républicains. 

La République en marche percevra 22.515.062 euros d'aides publiques en 2018 grâce à ses résultats aux élections législatives de 2017, loin devant Les Républicains qui toucheront 12.945.294 euros, selon le Journal officiel paru vendredi. Au total, plus de 66 millions d'euros seront reversés aux partis et groupes politiques en 2018, en deux fractions. L'une s'appuie sur le nombre de voix obtenues au premier tour du scrutin législatif, l'autre sur le rattachement des parlementaires à telle ou telle formation.

Avec ses plus de 6 millions de voix obtenues en juin 2017 et 333 députés et sénateurs, La République en marche décroche ainsi plus d'un tiers de l'aide.

Les Républicains deuxièmes bénéficiaires.Les Républicains (3,5 millions de voix, 242 parlementaires) sont les deuxièmes bénéficiaires, mais loin derrière. Leurs subventions ont été minorées de 1,79 million d'euros pour ne pas avoir respecté la parité des candidats hommes (278) et femmes (182) aux élections législatives. Le Parti socialiste voit ses aides s'effondrer : de plus de 20 millions d'euros par an lors du précédent quinquennat, il passe à 6.421.042 euros pour 2018.

Cinq millions d'euros pour le Rassemblement national. De son côté, le Rassemblement national percevra 5,18 millions d'euros. Mais 1 million d'euros sera saisi par la justice dans le cadre de l'affaire des emplois présumés fictifs au Parlement européen, aggravant les difficultés financières d'un parti très endetté. La France insoumise (4,4 millions d'euros), le MoDem (3,85 millions d'euros), le Parti communiste (2 millions d'euros) ou Europe Écologie-Les Verts (1,4 million d'euros) font partie de la grosse trentaine de formations bénéficiaires.

Un acompte avait été débloqué pour les partis en juillet en raison d'un retard dans le traitement des comptes de campagne. La somme due devrait être versée en novembre alors qu'en 2013, l'ensemble avait été réglé mi-juin. L'aide publique pourrait légèrement varier en 2019 si des parlementaires choisissent de se rattacher à une autre formation politique.