LR : les poids-lourds du parti ont boycotté le premier bureau politique de Wauquiez

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De nombreux ténors de la droite pointaient aux abonnés absents lors d'un bureau politique a l'occasion duquel Laurent Wauquiez a réaffirmé l'importance du "collectif".

Le premier bureau politique de l’ère Wauquiez s'est tenu mardi chez Les Républicains. Les dirigeants de la droite se sont réunis une semaine après l’élection de leur nouveau président, et une semaine après le départ fracassant de Xavier Bertrand, fustigeant la ligne trop droitière du premier. Et pour preuve que cette élection fait toujours grincer des dents, certains des membres les plus éminents de la famille politique n’étaient pas là pour cette première réunion.

Une droite... clairsemée. Alain Juppé n’avait pas fait le déplacement, Christian Estrosi non plus, ni Jean-Pierre Raffarin, ni François Baroin. Et si Valérie Pécresse était présente, c'est d'abord pour revendiquer qu'elle n'était pas sur la même ligne que Laurent Wauquiez. "Je crois qu'il ne faut pas avoir peur de la diversité. Un parti politique c'est une diversité de sensibilités. Une droite qui se rétrécit, c'est une droite qui perd, et une droite qui s'élargit, c'est une droite qui gagne", fait-elle valoir auprès d'Europe 1. "C'est comme ça que l'on crée une droite forte et qui espère, peut-être, regagner un jour les élections".

Jouer collectif. Devant ses camarades, Valérie Pécresse a pointé le risque pour la droite de "finir dans une cabine téléphonique", voire une "boîte à chaussures". Riposte de Laurent Wauquiez : "Exprimer sa différence en tapant contre son camp n’est pas le plus utile". "Le collectif", Laurent Wauquiez n’a plus que ce mot à la bouche. Les députés Christian Jacob et Damien Abad veulent eux aussi de l’unité. "Il est important désormais de se mettre au travail, et essayer tous ensemble de faire vivre le flambeau de la droite", déclare ce dernier, quand le député de la Seine-et-Marne veut minimiser les défections : "Les présents étaient très bien !" Des présents qui espèrent que la droite repartira sur de bonnes bases pour les futures batailles.