"Loi croissance" : ce que concocte Macron

  • A
  • A
Partagez sur :

Le ministre de l’Economie va présenter sa loi sur la croissance. Et le gouvernement compte énormément dessus.

L’INFO. A chaque fois (ou presque) qu’il prend la parole, Emmanuel Macron déclenche une tempête dans son camp. En assurant dans le JDD qu’il n’y avait "pas de tabou, ni de posture" sur l'assurance-chômage, le ministre de l’Economie a agacé la gauche. Mais il ne s’en laisse pas compter pour autant. Le "banquier" va même reprendre la main en proposant dès mercredi sa loi sur la croissance.

>> A LIRE AUSSI - Non, la sortie de Macron n’est pas un couac

Les professions réglementées sur la table. Lors du conseil des ministres, le ministre de l’Economie va présenter les premiers arbitrages de son texte, qu’il faut désormais appeler "loi pour l’activité." Emmanuel Macron a prévu une communication, histoire de monter que son texte prend forme et surtout qu’il ne recule pas. Comme il l’a annoncé dans le JDD, il avancera sur les professions réglementées (notaires, pharmaciens, huissiers entre autre), sur le travail le dimanche et enfin sur un sujet plus technique mais très attendu, l’urbanisme commercial avec des annonces pour simplifier l’installation des enseignes dans les zones commerciales.

>> A LIRE AUSSI - Chômage : Macron énerve à gauche en tentant de rassurer Bruxelles

La dernière cartouche du gouvernement. A venir mais un peu plus tard, des annonces sur le logement et sur les autoroutes, avec la volonté de les ouvrir à la concurrence, ce qui devrait satisfaire Ségolène Royal. Enfin, le ministre veut avancer sur des réformes plus « grand public » comme le permis de conduire, avec comme objectif de faire baisser les coûts.  La communication se fera de manière échelonnée jusqu’à décembre pour un débat à l’assemblée début 2015. Et, déjà, flotte l’impression que les derniers espoirs du gouvernement reposent sur cette loi. "C’est une étape importante qui sera franchie sur un texte majeur du quinquennat", confirme-t-on à l’Elysée.

>> LIRE AUSSI : Cambadélis répond à Macron