Livret A : un levier pour Hollande

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Livret A : un levier pour Hollande
François Hollande veut durcir la loi SRU sur les logements sociaux s’il est élu.@ REUTERS
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Le candidat PS compte doubler le plafond du livret A pour financer plus de logements sociaux.

François Hollande place beaucoup d’espoir dans l’une de ses mesures phares en matière d’économie : le doublement du plafond du Livret A. "J'ai calculé -et les experts vous le confirmeront - qu'on arrive à collecter 15 à 20 milliards d'euros grâce à ce doublement du plafond" du livret A, actuellement de 15.000 euros, a-t-il affirmé dimanche soir dans l'émission Capital sur M6.

Et le favori des sondages sait à quoi il utiliserait cet argent. "Avec ces 15 à 20 milliards d'euros, nous arriverons à financer beaucoup plus de logements sociaux sans qu'il en coûte quoi que ce soit aux bailleurs sociaux", a affirmé le candidat.

Un durcissement de la loi SRU

Sur le même sujet, François Hollande a affirmé qu’il envisageait de porter la part de logements sociaux imposée aux communes de 20 à 25%. Cette modification de la loi SRU s’accompagnerait d’une multiplication par cinq du montant des amendes pour les communes qui ne respectent pas le texte.

Le candidat socialiste a par ailleurs confirmé son intention d’indexer le montant du Smic sur la croissance. "Chaque fois que la croissance est de un point, eh bien, l'augmentation du smic pourrait être de moitié, 0,5. Voilà ce qui éviterait les questions de savoir s'il faut donner un coup de pouce", a proposé François Hollande.          

Enfin, François Hollande a commenté l’annonce par Nicolas Sarkozy de vouloir négocier un "Buy european act" au niveau européen pour obliger les pouvoirs publics à se fournir auprès de compagnies européennes. Le candidat souscrit à l’idée, mais s’étonne du timing. "Il n'a rien fait pendant cinq ans et maintenant il dit : ‘on ne peut pas laisser la situation comme cela’", s’est-il étonnée, avant de conclure : "ce qui va changer à partir de 2012, c'est que ce qui sera dit sera fait et ça, ça sera vraiment une rupture, comme disait Nicolas Sarkozy".