Les politiques sur le divan

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Les politiques sur le divan
@ Montage MAXPPP/REUTERS
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A chaque politique son trouble de la personnalité. Retour sur les petites phrases de la semaine.

La verve des politiques traduit leurs travers psychologiques. Passage en revue des phrases marquantes de la semaine.

Schizophrène. Lundi, lors de sa visite d'un sous-marin nucléaire dans le Finistère, le François Hollande n'a pas résisté à un bon mot. "Il s'appelle le Triomphant. Je n'ai pas pu trouver le Modeste. J'aurais pu être sur le Redoutable. Je suis allé sur le sous-marin qui m'a accueilli", a déclaré candidat socialiste. Une manière de répondre aux accusations d'"arrogance" de la droite.

Hypocondriaque.  Nicolas Sarkozy a invité mardi matin à l'Elysée les députés de la majorité pour évoquer avec eux les mesures de sortie de crise annoncées la veille lors de son intervention télévisée. Lors de cette réunion en petit comité, le chef de l'Etat a répondu à des critiques formulées par le député Lionnel Luca, d'ailleurs absent. " On me dit suicidaire, je suis le suicidaire le plus en forme de France", a-t-il ironisé pour tenter de rassurer les parlementaires de la majorité à propos de la hausse de la TVA, à moins de trois mois de la présidentielle.

Erotomane. Les appels du pied de l'UMP et du PS au candidat François Bayrou, à moins de trois mois de la présidentielle, ont fait réagir sa directrice de campagne. "L'UMP nous drague. J'aime bien être draguée, mais quand je le choisis, pas quand c'est subi", a fait savoir Marielle de Sarnez.

Onomatomane. Lors d'une visite dans l'Essonne consacrée jeudi à la politique du logement, Nicolas Sarkozy s'est montré malicieux. Interpellé par un ouvrier qui lui a lancé "Alors, vous êtes bien candidat?", le chef de l'Etat a répondu, après avoir regardé autour de lui: "Candidat ou pas candidat ? Caméra ou pas caméra ?", avant d'ajouter après un silence: "On se comprend…"

Complexe d'infériorité.  Invité à donner son avis sur les quatre autres candidats à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ne s'est pas démonté. "Ce sont les quatre Dalton de l'austérité. Et vous savez, chez les Dalton, le plus petit c'est le plus méchant et la plus grande (Marine Le Pen NDLR), c'est la plus bête ", a-t-il répondu. Une image qui lui permet de concentrer ses attaques sur la droite, tout en continuant à se distinguer de ses adversaires de gauche.