Les politiques se tournent vers le passé

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Les politiques se tournent vers le passé
Quel est l'âge du capitaine ? C'est la question que se sont posé les politiques cette semaine.@ EUROPE 1, MAXPPP, REUTERS
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Ils s'interrogent sur le temps qui passe. Retour sur les petites phrases de la semaine.

Quel âge faut-il avoir en politique ? Cette semaine, la classe politique a senti le poids des ans sur ses épaules.

Indéboulonnable. "On ne demande pas à quelqu'un de quitter son logement à 72 ans". De Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement, à propos du logement de Jean-Pierre Chevènement à Paris que la mairie lui demande de quitter.

Petits jeunes. "J'ai vu Montebourg hier et je lui ai dit quel âge as-tu? 49 ans (...) Je lui ai dit: c'est très âgé, moi-même j'ai été Premier ministre à 37 ans. Tu as pris du retard". De Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime, en réplique à Arnaud Montebourg, 49 ans, qui veut réserver aux moins de 67 ans les candidatures du PS aux prochaines législatives.

L'âge du capitaine. "Il faut regarder aussi non pas l'âge du capitaine mais depuis combien de temps le capitaine est à la barre". De Valérie Rosso-Debord, répondant sur Europe 1 à la proposition d'Arnaud Montebourg.

Trop vieux. "Ils n'ont plus d'idées. Nous avons une classe politique qui a une extraordinaire longévité", Rama Yade, à propos de l'UMP, dans une interview au JDD.fr.

Vieux soldat. "Il faut avoir le calme des vieilles troupes". De François Hollande, candidat socialiste à la présidentielle, à propos des sondages.

Héritage maudit. "Nous sentons tous le poids de l'héritage laissé par des décennies de gestion laxiste, je dis tous parce que nous sommes tous responsables, à droite comme à gauche, d'avoir laissé filer les déficits". De François Fillon, défendant à l'Assemblée nationale un "objectif zéro déficit".

Faire table rase du passé. "Hier c'était hier. Il y a des joutes politiques, il y en a eu d'autres par le passé, il y en aura d'autres". De François Baroin, ministre de l’Économie, au sujet de ses propos selon lesquels le PS qui aurait pris "par effraction" le pouvoir en 1997.