Les politiques montent au front

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Les politiques montent au front
La politique ressemble à un champ de bataille, et le vocabulaire de la semaine n'a pas manqué de le rappeler.@ Europe1.fr avec MaxPPP
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Guerre des chefs, combats de femmes et blessures au corps ont investi le vocabulaire de la semaine.

L'UMP se cherche un chef de guerre, NKM se prend des balles dans le dos, Cohn-Bendit veut grossir les troupes… La politique ressemble à un champ de bataille, et le vocabulaire de la semaine n'a pas manqué de le rappeler.

NKM criblée de balles.  Nathalie Kosciusco-Morizet, porte-parole de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle, dénonce le comportement de ses prétendus alliés, qui ont critiqué son positionnement trop centriste pendant la course à la fonction suprême de la République.  "J'ai passé la campagne présidentielle en première ligne. J'ai pris des balles dans le front, ça c'est normal, j'ai aussi pris des balles dans le dos. Pendant ce temps-là, il y en avait qu'on ne voyait pas beaucoup, qui passaient leur temps à faire leur campagne personnelle", a-t-elle taclé sur Europe1.

 

Guerre des chefs à l'UMP : le "luxueux affrontement" à éviter, selon Wauquiez. À l'UMP, alors que François Fillon et Jean-François Copé se cherchent des soutiens pour parvenir à briguer la tête du parti, beaucoup redoutent la division, sans se priver de prendre parti. "Dans la période dure qui nous attend, on ne peut pas se permettre le luxe d'affrontements stériles. Je suis convaincu que Jean-François Copé aura à cœur de mettre l'intérêt supérieur de notre famille politique avant tout", glisse ainsi l'ex-ministre des Affaires européennes, Laurent Wauquiez. Tout en vantant les mérites de François Fillon.

 

La compétition "dangereuse", la confrontation encore pire. Guerre des chefs à l'UMP toujours, l'ex- ministre des Affaires étrangères Alain Juppé met en garde quant à la tournure que pourraient prendre les évènements. "Je trouve cette compétition, et j'espère qu'elle ne transformera pas en confrontation, à la fois inutile et dangereuse, a déclaré Alain Juppé interrogé sur France Info. Elle est dangereuse parce qu'elle risque de nous diviser au moment où l'UMP devrait au contraire se rassembler pour faire son travail d'opposition, et d'autre part elle est inutile."  

Les tripes remuées de Mélenchon.  À gauche aussi ça peut faire mal. Le co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, estime avoir pris un sacré coup à l'annonce du gouvernement d'augmenter le SMIC de 2%, soit un coup de pouce de 0,6% en comptant l'inflation. "L’augmentation qui vient d’être donnée, c’est un carambar par jour ! Vous pourrez dire merci, c’est ça le Smic de la gauche. Ça me remue les tripes de voir une situation pareille. On veut la gauche pour vivre, pas pour survivre."



par BFMTV

Guigou combat au nom des femmes. La députée socialiste de Seine-Saint Denis, Elisabeth Guigou, candidate malheureuse à la présidence de l'Assemblée, ne regrette pas de s'être lancée dans cette bataille. "Je me suis déclarée tard, je ne le regrette pas. C'est un combat pour les femmes car dans les personnages les plus importants de l'Etat, elles ne sont pas représentées. Il faut que cela se fasse un jour, c'est un combat politique", a-t-elle défendu sur Europe1.

Daniel Cohn-Bendit veut grossir les troupes d'EELV. Le député écologiste européen a réagi à l'élection de Pascal Durand à la tête d'Europe Ecologie-Les Verts. Et selon lui, la mission est de taille. "Pascal Durand a une mission très difficile, c'est-à-dire de sortir Europe Ecologie de l'ornière groupusculaire dans laquelle nous nous sommes mis, donc de se rouvrir à la société. Le problème, c'est qu'on a toujours tendance, à Europe Ecologie, à parler aux militants. Or, il y a de moins en moins de militants et on oublie de parler à la société et aux électeurs. Voilà le verrou qu'il faut faire sauter", a-t-il détaillé lundi à l'issue d'un entretien à l'Elysée avec François Hollande.