Les politiques aux urgences

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Les politiques aux urgences
@ EUROPE 1/REUTERS/MAXPPP
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Retour sur les petites phrases qui ont marqué la semaine. Blouse blanche recommandée.

Cette semaine, femmes et hommes politiques ont enfilé leur blouse blanche et multiplié les recommandations médicales. Florilège des petites phrases de la semaine.

Diagnostic. "Cet homme a visiblement une maladie mentale et des difficultés à maîtriser ses pulsions. C'est dommage, il avait un vrai talent, c'est vrai". De l'ex-Premier ministre Michel Rocard, à propos de Dominique Strauss-Kahn et de ses démêlés judicaires outre-Atlantique.

Contre-diagnostic. "Je crois que Michel Rocard a quelques difficultés aussi à maîtriser les siennes, de pulsions. Quand on est comme ça en public, sur des questions privées, on s'impose un minimum de retenue". Du député socialiste Jack Lang, à propos de la sortie de Michel Rocard.

Docteur T et les femmes. "J'ai toujours dit la même chose : premièrement, la présomption d'innocence, deuxièmement, je pense la même chose que beaucoup de femmes sur l'attitude de Dominique Strauss-Kahn vis-à-vis des femmes". De la socialiste Martine Aubry, à propos des démêlés judicaires de DSK aux Etats-Unis.

Chirurgie assistée par ordinateur. "En ces temps de crises successives, je me suis dit très souvent, heureusement que ce n'était pas elle aux manettes". D’Eric Besson, ministre de l’Industrie, de l’énergie, jeudi sur Europe 1, à propos de Ségolène Royal et de son changement de bord du PS vers l’UMP en pleine campagne présidentielle. Eric Besson a néanmoins tenu à préciser qu’il n’avait "pas d'animosité particulière" envers la socialiste.

Ophtalmologie. "Marseille, elle s’en bat l’œil et le flanc gauche, bien entendu". De Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille, mardi sur Europe 1, à propos de Martine Aubry, venue dans la cité phocéenne dénoncer le bilan sécuritaire et les effets d’annonce du ministre de l’Intérieur Claude Guéant.

Au scalpel. "C'était une belle photo mais en réalité personne n'est dupe. Ils se tenaient par la main, mais une seule main. L'autre était dans le dos du voisin avec un poignard". De Brice Hortefeux, lundi sur Europe 1, à propos de l'université d'été du Parti socialiste, au cours de laquelle les candidats à la primaire se sont affichés unis.

Obstétrique. "Pourquoi est-ce si difficile pour la France de faire baisser le chômage ? Il faut dire la réalité : parce qu’on a un taux de natalité beaucoup plus important". De Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Tourisme, à propos de la forte hausse du chômage, qu’il explique par la natalité et non le manque de création d’emplois.

Chirurgie réparatrice. Il faudra "construire. Reconstruire n'est pas le bon mot car Kadhafi n'a rien construit. On a un héritage lourd de l'héritage Kadhafi, on n'a pas de vraies institutions". De Hassan Essghayr, membre du Conseil national de transition en Libye, vendredi sur Europe 1, à propos de la feuille de route des rebelles pour l’après-Kadhafi.

Précision chirurgicale. "Pas d’écoutes téléphoniques, mais repérage de communication, ce n’est pas la même chose". De Nadine Morano, ministre de l’Apprentissage, vendredi sur Europe 1, à propos de l’enquête des services de renseignement sur un journaliste du Monde enquêtant sur l’affaire Bettencourt et ses liens supposés avec Nicolas Sarkozy.