"Les partis sont mortels" pour Valls

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"Les partis sont mortels" pour Valls
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François Fillon s'est félicité dimanche soir après la publication des résultats des élections européennes. Manuel Valls (PS) a, en revanche, reconnu sur Europe1 que si le PS "n'incarne plus une alternative crédible alors il y a un risque que le PS ne serve plus à rien".

Le premier ministre François Fillon a salué dimanche "le très bon résultat de la majorité présidentielle" aux élections européennes. C'est la première fois depuis 1984 qu'un parti de la majorité présidentielle arrive en tête à des élections européennes", a-t-il déclaré dans une allocution télévisée. "Ce succès, c'est d'abord la reconnaissance du travail accompli par la présidence française sous l'autorité du président de la République", a poursuivi le chef du gouvernement.

Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, s'est également félicité des résultats obtenus aux élections européennes par l'UMP, estimant que "le référendum anti-Sarkozy a échoué". Même satisfaction chez le secrétaire général du parti présidentiel, Xavier Bertrand, pour qui le "succès important" de son parti va "au-delà de (son) espérance".

Sur Europe 1 lundi matin, Michel Barnier n'a pas caché que l'UMP a été "un peu dépassé par le succès". Concernant l'avenir de l'actuel ministre du Travail Brice Hortefeux, élu surprise dans le Centre, l'idée est ce que soit "lui avec le chef de l'Etat qui détermine le moment et l'endroit où il sera le plus utile", a indiqué la tête de liste victorieuse de l'UMP en Ile-de-France.

Martine Aubry a déclaré prendre "toute la mesure" de la défaite du PS et a déclaré ne pas chercher "de raison extérieur à nous même". Le"PS a besoin d'une profonde rénovation" et du "rassemblement de la gauche" a ajouté la première secrétaire du PS. Lundi matin sur France Inter, elle a affirmé qu'elle entendait "accélérer le mouvement" de rénovation du parti.

Benoît Hamon, candidat PS en Ile-de-France, avait reconnu dimanche soir que le résultat constituait "une déception" pour son parti, ajoutant ne pas vouloir "chercher des excuses là où il n'y en a pas". Un Aveu d'échec partagé par l'ancien ministre socialiste Jack Lang qui a ajouté : "le PS a cessé provisoirement d'incarner l'espérance". Plus critique, Bertrand Delanoë, le maire de Paris, a estimé que le score des socialistes appelait "une remise en cause profonde de notre culture démocratique et de nos comportements, de la base au sommet".

"S'il ne se passe rien, ce qui serait le pire, alors la colère, pas uniquement au Parti socialiste mais chez les Français, risque d'être forte", a déclaré le député de l'Essone Manuel Valls lundi matin sur RTL. "Si nous n'incarnons pas une alternative crédible, alors il y a un risque que le PS ne serve plus à rien", avait déjà affirmé Manuel Valls dimanche sur Europe1:

Déçue, Corinne Lepage l'est aussi. La tête de liste Nord-Ouest, a reconnu que le "mauvais" score du MoDem aux élections européennes était "une déception". François Bayrou a, lui, tenu à prendre sa "part de responsabilité" dans la défaite de son parti et a assuré qu'il tirerait les leçons de ce "revers" pour l'avenir.

Les Verts sont, en revanche, très satisfait de ce scrutin. "Les gens ont compris qu'il y avait une dynamique qui se lançait, c'est cette dynamique qui s'est ensuite exprimée sur le terrain", a ajouté José Bové, qui était lui-même tête de liste Europe Ecologie dans le Sud-Ouest.

Il "faudra faire avec la gauche anticapitaliste dans ce pays", a affirmé pour sa part, le porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier Besancenot, réagissant au score de sa formation aux européennes.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon, tête de liste du Front de Gauche aux européennes dans le Sud-Ouest, a conclu dimanche sur France 2 que "la gauche est dans le trou".

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