Les ministres fébriles avant le remaniement

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Les ministres fébriles avant le remaniement
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Les changements annoncés au gouvernement rendent leur avenir incertain tandis que les consultations se multiplient autour des conseillers de l'Elysée.

Qui sera encore ministre la semaine prochaine? La question a sans doute été dans toutes les têtes mercredi matin à l'Elysée au moment du probable dernier Conseil des ministres avant le remaniement. La situation est très inconfortable pour les membres du gouvernement. Quand ils ne fuient pas les micros, ils essaient de donner le change. Mais certains signes ne trompent pas : ils sont nerveux comme à la veille d'un examen.

Ainsi, le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer Yves Jego ne cache pas ses doutes. "Personne n'est sûr de rien. (...) Moi je souhaiterais aller au bout de la mission qui m'a été confiée par le Président de la République et évidemment je respecterais son choix quel qu'il soit", assure-t-il.

Symbole de la fébrilité ministérielle, l'important contingent déployé lors du Grand Rendez-Vous dimanche dernier dont l'invité était Claude Guéant. Ils étaient ainsi pas moins de huit membres du gouvernement à avoir fait le déplacement dans les studios d'Europe 1 pour assister à la prestation du secrétaire général de l'Elysée. Explication : Claude Guéant est l'un des très rares conseillers du Président de la République qui participe aux réunions sur le remaniement.

Claude Guéant poursuit ces jours-ci ses déjeuners avec des parlementaires jugés "prometteurs". L'un des invités précise : "L'Elysée nous a prévenu : "ce n'est pas le casting de la Nouvelle Star". Mais ce n'est pas de nature à rassurer des ministres qui se sentent menacés.

Mercredi, à l'issue du Conseil, les ministres n'ont fait aucun commentaire. Deux ministres doivent quitter le gouvernement, après leur élection au Parlement européen : Michel Barnier (Agriculture) et Rachida Dati (Justice).

L'ancien premier ministre Alain Juppé a pour sa part prédit mercredi que le remaniement gouvernemental préparé par Nicolas Sarkozy serait "modeste", gardant le silence sur son propre sort et se montrant des plus circonspects sur une poursuite de l'ouverture à gauche.

Europe1.fr avec Jérôme Chapuis

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