Les militants socialistes déçus de ne pas avoir d'université d'été

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Face à la contestation sociale, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire du Parti socialiste, a choisi de remplacer le rendez-vous nantais de la fin août par des "universités régionales décentralisées" en septembre.

Le meeting lillois de "Hé oh la gauche !" a été largement perturbé lundi soir par des opposants au projet de loi Travail. Stéphane le Foll, à l’origine de l’initiative, a dû entrer par une porte à l’arrière du bâtiment pour rejoindre le carré de militants socialistes inquiétés par ces violences et comprenant, en conséquence, l’annulation de l’université d’été à Nantes, fin août.

Huile sur le feu. Accueilli par des insultes et des hués de militants d’extrêmes gauche et de la CGT, les sympathisants socialistes devaient se rendre à l’évidence : "Je pense qu’il faut arrêter de mettre de l’huile sur le feu, et qu’à partir du moment où il y a un risque de débordements […] c’est une sage décision", reconnait l'un d'eux au micro d'Europe 1.

Étouffer les débats internes. D’autres déplorent pourtant l’annulation de ce temps fort de la vie militante et craignent de donner l’impression de céder aux intimidations et aux menaces de l’ultragauche. "Je suis plutôt partisan d'affronter les difficultés plutôt que de les esquiver", explique un socialiste. "On annule la dernière chose où au PS on pouvait s’exprimer. Il y a la rampe de lancement que l’on veut donner à François Hollande, et moins il y a de guerres internes au parti socialiste, mieux c’est pour lui", estime un autre. Pour autant, les cinq ou six universités d’été décentralisées devraient bel et bien être des rendez-vous d’affrontement avec l’extrême-gauche, confie un responsable.