Les juppéistes Apparu, Philippe et Béchu se retirent de la campagne Fillon

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Les juppéistes Apparu, Philippe et Béchu se retirent de la campagne Fillon
Mercredi, de nombreux soutiens avaient déjà quitté le navire, parmi lesquels Bruno Le Maire, Pierre Lelouche ou encore Georges Fenech.@ Christophe ARCHAMBAULT / AFP
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Dans un communiqué, les juppéistes Benoist Apparu, Édouard Philippe, et Christophe Béchu ont annoncé jeudi qu'ils se retiraient de la campagne de François Fillon, convoqué en vue d'une mise en examen.

Trois parlementaires proches d'Alain Juppé, Benoist Apparu, Édouard Philippe et Christophe Béchu, se retirent de la campagne de François Fillon (LR), qui prend une "tournure incompatible" avec leur "façon d'envisager l'engagement politique", ont-ils annoncé jeudi dans un communiqué commun.

"Incompatible" avec leur façon "d'envisager l'engagement politique". "La tournure que prend aujourd'hui la campagne nous apparaît incompatible avec notre façon d'envisager l'engagement politique", écrivent les trois parlementaires dans un communiqué commun. La décision prise mercredi par François Fillon de se maintenir en dépit d'une convocation par les juges à des fins de mise en examen dans l'affaire des emplois potentiellement fictifs de membres de sa famille a entraîné une série de défections, dont celle de Bruno Le Maire, qui s'occupait jusque-là des questions internationales.

"Dans l'exercice de nos mandats de maire, nous œuvrons tous les jours pour convaincre nos concitoyens de la nécessité de respecter nos institutions, et nous nous employons à construire dans le temps, en respectant nos engagements, une crédibilité et une confiance", justifient les trois "juppéistes". "Ne pouvant plus soutenir le candidat, nous nous retirons de la campagne. Nous continuerons à nous battre pour nos idées, en appelant chacun à ses responsabilités", ajoutent-ils.

Darmanin a "honte". Par ailleurs, le premier vice-président de la région Hauts-de-France, Gérald Darmanin, sarkozyste, a lâché sur Twitter : "Jusqu'à présent ce sont les socialistes qui faisaient monter le Front national, maintenant c'est nous. J'ai honte de ma droite."