"Les impôts, c'est pour maintenant, les autres mesures sont différées", déplore Gérard Larcher

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"Les impôts, c'est pour maintenant, les autres mesures sont différées", déplore Gérard Larcher
"Hier, on est entrés dans l'action", a affirmé Gérard Larcher@ JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
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Le président du Sénat déplore que les certains sujets n'aient pas été abordés par Édouard Philippe dans son discours de politique générale mardi, comme les heures supplémentaires ou la baisse des dépenses publiques.

"Les impôts, c'est pour maintenant, les autres mesures sont différées", a résumé mercredi matin le président du Sénat Gérard Larcher (Les Républicains) après la déclaration de politique générale d'Édouard Philippe la veille, déplorant que la majorité ne mette "pas en oeuvre les engagements" d'Emmanuel Macron.

Pas de mise en oeuvre des engagements du candidat Macron. "Ce que je note, à travers le propos élevé du Premier ministre, c'est qu'on sait maintenant que les impôts, c'est pour maintenant, et que les autres mesures sont différées", a déclaré Gérard Larcher sur RTL. "Hier [mardi] on est sorti définitivement, en tous les cas pour cinq ans, de la campagne électorale, de sa mise en scène. On est entré dans l'action" et "on ne met pas en oeuvre ce qui était les engagements du président de la République", a dit le président du Sénat.

Le déficit, "le boulet légué par François Hollande". Évoquant le déficit, Gérard Larcher a pointé "le boulet légué par François Hollande et son gouvernement. Ce que le Sénat, je le rappelle, avait noté en novembre quand nous avions refusé de voter la deuxième partie du budget". Or "jusqu'en août 2016, le président Macron était ministre du gouvernement. Et en août 2016, le budget, il était construit". "Je pense qu'Emmanuel Macron n'ignorait pas qu'il était construit sur des impasses. Aujourd'hui il le découvre officiellement", a insisté Gérard Larcher.

Prendre des décisions de "compétitivité". Pour le sénateur des Yvelines, "on ne va pas traiter la question de l'emploi et de la lutte contre le chômage uniquement par la réforme du Code du travail. Si on n'a pas des décisions de compétitivité, et je pense au report du CICE, de l'impôt forfaitaire, à un sujet qu'on n'a pas évoqué : les heures supplémentaires... Tout ça n'est pas présent", a-t-il regretté. Par ailleurs, "il faut baisser la dépense publique et nous annoncer où, comment, et rapidement. Ce que nous n'avons pas entendu hier". Le Premier ministre se rend au Sénat mercredi pour une déclaration du gouvernement suivie d'un débat.