Les grandes lignes du discours d'Hollande

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Les grandes lignes du discours d'Hollande
@ Capture d'écran i-Télé
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Retrouvez les principaux extraits du premier discours de candidat de François Hollande.

Dimanche, vers 21h30, François Hollande a prononcé depuis Solférino son premier discours de candidat socialiste à la présidentielle de 2012, après sa victoire contre Martine Aubry au second tour de la primaire. En voici les principaux extraits :

Les primaires, un processus irréversible. "C'est un succès démocratique considérable. Deux dimanches de suite, près de 3 millions de Françaises et de Français se sont déplacés pour désigner le candidat socialiste (...) Ce que nous venons de réaliser, à travers ces primaires citoyennes est bien plus qu'un exemple, c'est un processus irréversible qui s'imposera à toutes les familles politiques". 

La "fierté" d'Hollande. "Je prends acte avec fierté et avec responsabilité du vote de ce soir, qui avec plus de 55% des suffrages me donne la majorité large que j'avais sollicitée"

"Réenchanter le rêve français".  "(Ma) démarche, elle est fondée sur la crédibilité, sans laquelle il ne peut pas y avoir de réussite durable pour un grand pays comme le nôtre. Elle est fondée sur la justice, et notamment fiscale, sans laquelle il ne peut y avoir de cohésion nationale. Elle est fondée enfin sur une grande espérance (...): offrir à la jeunesse de France, à la génération qui vient, une vie meilleure que la nôtre. C'est le rêve français que je veux réenchanter, celui qui a permis à des générations durant toute la République de croire à l'égalité et au progrès. C'est pourquoi j'ai fait de l'école de la République la grande priorité de ce qui pourra être demain mon prochain quinquennat"

"Les Français n'en peuvent plus". "Je mesure la tâche qui m'attend. Elle est lourde, elle est grave, je dois être à la hauteur des attentes des Français, qui n'en peuvent plus de la politique de Nicolas Sarkozy"

Hollande a "perçu les inquiétudes". "J'ai vu les souffrances durant ces derniers mois de trop de nos compatriotes. J'ai entendu les colères de ceux et de celles qui n'en peuvent plus, les inquiétudes d'un grand nombre, inquiétudes du quotidien, le chômage, la précarité, et puis aussi un logement cher, et enfin une santé, qui devient de plus en plus inaccessible. Mais j'ai également perçu les inquiétudes qui entourent notre avenir commun, les désordres de la finance, les excès de la mondialisation, les insuffisances de l'Europe et les atteintes multiples à notre environnement"

"Le candidat du respect". "Je veux donner à notre nation, à ce grand pays qui est la France, conscience qu'elle peut, qu'elle doit retrouver un projet qui lui donnera tout son sens et qui permettra de nouveau d'avancer. Je veux être le candidat du respect, du dialogue et de la démocratie, le candidat qui donne à voir une autre présidence de la République".

"Je ne peux mener ce combat seul". "Je n'ignore rien de la dureté des combats qui nous attendent. La droite qui n'a rien à perdre sauf ce qui lui reste et qui lui est le plus cher, c'est-à-dire le pouvoir, cette droite luttera avec âpreté contre l'idée même de l'alternance. Mais je ne peux mener ce combat seul, j'ai besoin de l'unité, du rassemblement, c'est-à-dire d'un parti socialiste solidaire".

La "dignité" d'Aubry". Ce soir, je veux dire à Martine Aubry que j'ai particulièrement apprécié la dignité qui a été la sienne lorsqu'elle a constaté le résultat (...) J'ai reçu un mandat impérieux, celui de faire gagner la gauche".