"Les fonctionnaires souffrent"

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"Les fonctionnaires souffrent"
@ Europe1
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C'est le constat dressé dimanche sur Europe 1 par le leader syndical de la CFDT François Chérèque.

"Ce n’est pas qu’un problème de désamour à leur égard. C’est aussi un problème de désorganisation". Alors qu’il vient de parcourir la France pour écouter les doléances des fonctionnaires, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a dressé dans le Grand Rendez-vous Europe1/Le Parisien/Aujourd’hui en Franceun premier bilan de l’opération de la CFDT "1, 2, 3 public", destinée à prendre le pouls des fonctionnaires.

"Les fonctionnaires souffrent de mal faire leur travail"

Pour le leader syndical, le constat est sans appel : "Les fonctionnaires aiment leur travail, ils sont attachés à leurs missions et à leurs fonctions. Mais ils sont découragés parce qu’ils ont le sentiment qu’en règle générale, ils n’ont pas les moyens de répondre à leurs mission" a indiqué François Chérèque. "Et ils souffrent de mal faire leur travail" a-t-il conclu. Au-delà du problème de moyens, la réforme générale des politiques publiques aurait amené à une désorganisation des services de l’Etat, selon le leader syndical.


Pour remédier au problème, François Chérèque propose de remettre des moyens dans certains secteurs, notamment dans le secteur hospitalier, d’assouplir la réforme de la politique publique et de faire des choix fiscaux différents.

"Je comprends les magistrats"

Illustration de ce malaise des fonctionnaires : la colère exprimée par les magistrats. "Je comprends et j’approuve leur colère parce que les injonctions paradoxales du chef de l’Etat suffisent" a lancé François Chérèque, interrogé sur leur grogne suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy dans l’affaire Laëtitia. Et le leader de la CFDT de pointer du doigt, une fois de plus, le manque de moyens : "Dans cette situation à Nantes, il manquait sept ou huit personnes pour rendre le service. Par conséquent, les responsables d’une difficulté pour rendre un service public de qualité, c’est ceux qui aujourd’hui réduisent les moyens" a-t-il estimé.