Les députés UMP élisent leur chef

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Les députés UMP élisent leur chef
@ MAXPPP
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Le copéiste Christian Jacob, le fillonniste Xavier Bertrand et Hervé Gaymard sont candidats.

Dans le duel à distance que se livre Jean-François Copé et François Fillon pour la présidence de l'UMP, l'élection, mercredi matin, du nouveau président de groupe du parti à l'Assemblée révèlera l'état actuel des rapports de forces au sein de l'UMP. Xavier Bertrand, proche de François Fillon, dispute le job à Christian Jacob, en poste depuis 2010, soutenu bec et ongles par Jean-François Copé. Pour la forme, un autre ex-ministre et ex-RPR, le gaulliste Hervé Gaymard s'est aussi lancé dans la bataille, en se voulant, dans la guerre des chefs, un président "impartial".

Coups de fils et petites attentions

Signe des tensions, Xavier Bertrand et Hervé Gaymard ont demandé qu'avant le vote qui débute mercredi à 11h le groupe se réunisse et que les candidats disposent chacun de cinq minutes pour présenter leur programme. Une proposition immédiatement rejetée par Christian Jacob.

En coulisses, les deux principaux prétendants font activement campagne. L'actuel patron des députés, Christian Jacob, apprécié par ses pairs, multiplie les coups de fil et les petites attentions depuis quelques jours. Un élu confie avoir "reçu un SMS de félicitations sitôt réélu dimanche". Même le patron de l'UMP, Jean-François Copé décroche son téléphone pour appuyer la candidature de son poulain.

Le vote pourrait réserver des surprises

Le candidat Xavier Bertrand chouchoute, lui aussi, les députés. Dans l'ombre, François Fillon "donne son avis à ceux qui le sollicitent", dixit un proche, louant les qualités de l'ancien ministre du Travail, par ailleurs ennemi juré de Jean-François Copé.

Avec cette élection, chacun essaie de compter ses soutiens. En ayant conscience que le vote à bulletins secrets des 194 députés peut réserver des surprises. François Fillon se plaît à raconter cette anecdote : en 1988, la victoire était promise à son mentor, Philippe Séguin. Mais une voix a manqué. Le jour du scrutin, un député, qui s'était engagé à voter pour lui, est opportunément arrivé … cinq minutes après la clôture du vote.