Les députés ne veulent pas gagner moins

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Les députés ne veulent pas gagner moins
Le groupe UMP de l'Assemblée a refusé mardi de réduire de 10% les indemnités des députés français.@ Maxppp
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Ils ont rejeté une baisse de 10% de leurs indemnités, proposée par un député UMP.

Ils étaient 21 députés UMP, sur 307, à soutenir la proposition de Lionnel Luca de baisser de 10% les indemnités parlementaires. Ce dernier souhaitait ainsi que la représentation nationale participe à à l'effort de rigueur auquel sont soumis les Français. Face à la réticence manifeste des députés, ladite proposition a fait pschitt et a été refusée par le groupe UMP à l'Assemblée.

Dans le texte de son amendement au projet de budget pour 2012, Lionnel Luca, député des Alpes-Maritimes, affirmait que cette réduction des indemnités parlementaires permettrait une économie de 5 millions d'euros, qui s'ajouterait à celles réalisées grâce au gel des salaires du chef de l'Etat et des membres du gouvernement.

Le sujet a été "évacué, réglé", dit Christian Jacob

"C'est un sujet qui a été évacué, qui est réglé. Il y a un gel des indemnités des élus depuis deux ans et ensuite des économies très importantes ont été faites à l'Assemblée", a déclaré Christian Jacob, le président du groupe majoritaire, à l'issue de la réunion hebdomadaire des députés UMP.       

Le président de l'Assemblée, Bernard Accoyer, est intervenu pour rappeler qu'il avait fait adopter un amendement qui prévoit pour 2012 une réduction de 3% de la dotation pour frais de fonctionnement de l'Assemblée demandée à l'Etat.

"De la démagogie", selon l’opposition      

La proposition de Lionnel Luca n'a pas eu plus d'écho dans l'opposition. Le député Europe Ecologie-Les Verts (EELV), Yves Cochet, a jugé qu'elle relevait "de la démagogie" et était "anecdotique" au regard de l'enjeu de la dette et du déficit de la France.

De son côté, le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, s'est déclaré "interloqué de voir des propositions de cette nature de la part de représentants de l'UMP qui n'ont pas eu un mot lorsque le président de la République a augmenté son salaire de 170%".