Les couacs de l'organisation de la primaire à droite dans les quartiers

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Les couacs de l'organisation de la primaire à droite dans les quartiers
Alain Juppé, ici dans les quartiers Nord de Marseille, a décidé de s'adresser à l'électorat de banlieue...qui va peut-être avoir quelques difficultés pratiques pour voter.@ BORIS HORVAT / AFP
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Il manque encore plusieurs dizaines d'assesseurs pour tenir les bureaux de vote, notamment en Seine-Saint-Denis.

Surtout, ne pas délaisser les banlieues. Alain Juppé, candidat à la primaire de la droite, se rend mercredi à Argenteuil, près de Paris, et y tiendra un meeting dans la soirée. L'occasion d'aller chercher des électeurs dans ces zones sensibles, après une visite, la semaine dernière, dans les quartiers Nord de Marseille. Mais quand bien même le maire de Bordeaux arriverait à convaincre les habitants de voter pour lui le 20 novembre prochain, certains pourraient avoir du mal à le faire.

"Trouver des volontaires, c'est un challenge". Et pour cause : dans certains territoires, l'organisation du scrutin pose problème. Il manque en effet des volontaires pour tenir les bureaux de vote, qui nécessitent chacun au minimum trois assesseurs. C'est le cas, notamment en Seine-Saint-Denis, où les organisateurs ont besoin de 800 personnes pour les 144 bureaux. Quelques dizaines manquent toujours à l'appel et certaines communes pourraient se retrouver sans isoloirs. C'est le cas, par exemple, à Saint Denis ou à Pierrefitte sur Seine. "Trouver des locaux a déjà été compliqué dans certaines communes. Trouver des volontaires, c'est un challenge", témoigne Philippe Dallier, organisateur des primaires dans le 93. Selon lui, les militants étant trop peu nombreux, il va falloir "faire appel plutôt à des sympathisants".

Peur de se faire "piquer la caisse". Des sympathisants qu'il va falloir convaincre de s'engager de 8 heures à 20 heures, deux dimanches de suite pour les deux tours. Et qui devront aussi surmonter quelques craintes. Car dans certains quartiers de la Seine-Saint-Denis, les bénévoles ont peur, disent-ils, de se faire "piquer la caisse". Une angoisse balayée par Sylvain Thézard, secrétaire général Les Républicains du département : "il faut tout de suite apporter la caisse au bureau de poste le plus proche. J'imagine qu'il n'y aura aucun problème, et si d'aventure il y en a, il faudra les régler sur place."

Pour montrer que cette question n'est pas prise à la légère, le parti a même décidé de payer des gardiens municipaux dans les écoles de plusieurs villes. Rassurer les bénévoles a un coût : 9.500 euros en tout.