"Les catholiques se sentent attaqués"

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"Les catholiques se sentent attaqués"
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Christine Boutin a défendu Benoît XVI sur Europe 1. Et parlé de ses ambitions pour 2012.

Président du Parti chrétien-démocrate, Christine Boutin se sent particulièrement concernée par la tourmente dans laquelle l’Eglise en général, et le pape en particulier, se trouvent en raison des affaires de pédophilie. Dernière critique en date, le silence de Benoît XVI sur le sujet dimanche lors de son discours pascal urbi et orbi. "Il en parle suffisamment. Le jour de Pâques, on parle de la résurrection", a répondu l’ex-ministre du Logement. "C’est le premier Pape qui en parle régulièrement."

Christine Boutin apprécie en revanche la solidarité dont font preuve les catholiques. "Les chrétiens et les catholiques se réveillent", a-t-elle affirmé. "Quand on attaque Benoît XVI, tous les catholiques se sentent attaqués." Pour l’ancienne ministre, le problème est sociétal. " On en parle beaucoup plus aujourd’hui. Mais c’est parce qu’avant, on ne parlait pas du tout de pédophilie dans les lieux non religieux. Il faut assumer la vérité, la dénoncer. Il y a plutôt moins de pédophilie dans les milieux catholiques qu’ailleurs."

L'intégralité de l'interview :

"Pas envie d’être coincée" en 2012

Mais Christine Boutin reste avant tout une femme politique. Elle s’est ainsi prononcée sur le principe pour le bouclier fiscal. "Que personne en France ne soit obligé de payer plus de 50% des revenus dû à son travail à l’impôt me semble normal", a-t-elle déclaré, avant de s’en prendre à ceux qui, à droite, ont la tentation de prendre leurs distances avec Nicolas Sarkozy. "Actuellement, les différentes tentatives des uns et des autres de faire mouvement à part ne sont pas les bienvenues, et c’est même indécent. Je pense à Hervé Morin, à Villepin etc. Au moment où on est en difficulté, il faut serrer les rangs, et certainement pas faire acte d’indépendance."

Ce soutien clair à Nicolas Sarkozy ne lui empêche pas pour autant de vouloir se présenter en 2012. Mais a priori pas aux primaires de l’UMP. "Ce n’est pas du tout certain, parce que le fait d’être candidat aux primaires UMP, ça empêchera d’être candidate à l’élection présidentielle. Je n’ai pas du tout envie d’être coincée", a-t-elle admis. "Il faut que la droite sociale gagne en 2012. Il est possible qu’un certain nombre des idées et principes que je défends aient besoin d’être portés en 2012."