L'enquête pour "abus de faiblesse" visant le ministre Gérald Darmanin classée sans suite

  • A
  • A
L'enquête pour "abus de faiblesse" visant le ministre Gérald Darmanin classée sans suite
Géarld Darmanin était accusé d'abus de faiblesse par une habitante de Tourcoing.@ ERIC FEFERBERG / AFP
Partagez sur :

Une enquête avait été ouverte en février à la suite d'une plainte d'une habitante de Tourcoing, qui affirmait s'être "sentie obligée" d'avoir des relations sexuelles avec Gérald Darmanin pour obtenir un logement et un emploi.

L'enquête préliminaire pour "abus de faiblesse" visant le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, a été classée sans suite, a indiqué le parquet de Paris mercredi soir. Les investigations n'ont "pas permis de caractériser dans tous ses éléments constitutifs une infraction pénale", a précisé le parquet.

Plainte d'une habitante de Tourcoing. Cette enquête avait été ouverte en février à la suite d'une plainte d'une habitante de Tourcoing, dans le Nord, dont Gérald Darmanin a été le maire entre 2014 et 2017, qui affirmait s'être "sentie obligée" d'avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi.

"Accusations sans aucun fondement". Dans un témoignage publié par Mediapart, la plaignante, qui se fait appeler "Sarah", affirmait s'être "sentie obligée" d'avoir des relations sexuelles avec lui pour obtenir un logement et un emploi. "L'enquête diligentée sous l'autorité du procureur de la République de Paris a établi l'absence de toute infraction, preuve que ces accusations étaient sans aucun fondement", a réagi Gérald Darmanin dans un communiqué. "Je laisse ceux qui ont sali mon nom et mon honneur à leur conscience", a-t-il ajouté.

Une autre plainte classée sans suite. Le ministre, poids lourd du gouvernement, avait été entendu le 12 avril par les enquêteurs de la police judiciaire dans le cadre de cette enquête. Gérald Darmanin, 35 ans, est visé par une autre plainte pour "viol". Cette procédure a aussi été classée sans suite en juillet 2017 puis en février 2018 par le parquet de Paris. Mais la plaignante, Sophie Patterson-Spatz, 46 ans, a déposé une nouvelle plainte à Paris, avec constitution de partie civile, demandant qu'un juge d'instruction reprenne les investigations.