Législatives : Cambadélis déprimé, le pari marseillais de Mélenchon

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Législatives : Cambadélis déprimé, le pari marseillais de Mélenchon
Jean-Christophe Cambadélis se présente à Paris, Jean-Luc Mélenchon à Marseille.@ AFP
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Amer, Jean-Christophe Cambadélis prédit une déroute pour le Parti socialiste. À Marseille, Jean-Luc Mélenchon part à la conquête du siège de député qu'il avait échoué à obtenir en 2012.

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Duels attendus, histoires décalées, déclarations fracassantes… Avec "L'œil des législatives", suivez chaque jour sur Europe1.fr le meilleur de la campagne.

#Le soutien du jour : Philippe à Boulogne-Billancourt auprès de Solère

Le Premier ministre continue ses déplacements dans toute la France pour soutenir les candidats du gouvernement ou ceux de La République en marche!, son nouveau camp après son exclusion de fait de LR. Mais il n'en oublie pas pour autant ses anciens collègues chez Les Républicains qui appartiennent à la mouvance Macron-compatibles. Exemple lundi à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) avec Thierry Solère, député sortant qui affronte une dissidente locale, Marie-Laure Godin.



#Le duel du jour : Mélenchon en mission à Marseille face à Mennucci

Cinq ans après une cinglante défaite dans le Pas-de-Calais, Jean-Luc Mélenchon retente sa chance... à Marseille, dans la 4ème circonscription. Le leader de la France Insoumise a décidé de miser sur un territoire a priori plus "facile" : au premier tour de la présidentielle, il avait récolté 39% des voix, loin devant Emmanuel Macron à 21%, représentée par Corinne Versini. Mais l'eurodéputé a face à lui Patrick Mennucci, "baron" local et qui a fait de Jean-Luc Mélenchon son principal adversaire. Côté sondages, "JLM" est favori avec 38% devant Versini (24%) et Mennucci (13%) au premier tour, puis 53% au second, d'après un sondage Ifop-Fiducial pour le JDD publié le 20 mai. Depuis, le quatrième homme de la présidentielle sillonne la circonscription pour amplifier sa dynamique. Ce qui lui vaut de rencontrer parfois des opposants remontés, comme lorsqu'il a reçu des œufs sur la tête au quartier Félix-Pyat, samedi.

#Le mea culpa du jour : Cambadélis "responsable" de la division du PS

"Ma part de responsabilité est de ne pas avoir maintenu l'unité de l'ensemble des socialistes, il y a d'autres responsabilités, on en parlera en temps et en heure." À moins du premier tour des législatives, Jean-Christophe Cambadélis n'a pas le moral au beau fixe. Lui-même candidat dans le Nord-Est de Paris, le premier secrétaire du Parti socialiste a assumé lundi matin sur CNews de ne pas avoir su éviter l'éclatement de sa famille politique. "C'est ma responsabilité, je n'ai pas réussi à faire en sorte que les socialistes soient unis malgré mes demandes, mes discussions…", explique-t-il avant d'envisager une déroute dans deux semaines "dans une défaite historique de la gauche".

#La décla du jour : "Notre objectif a été revu à la baisse"

L’heure n’est pas au franc optimisme dans le rang des Républicains. Un temps, le parti de droite a envisagé de gagner les élections législatives pour forcer le nouveau président, Emmanuel Macron, à une cohabitation. Mais l’enchaînement des sondages favorables à La République en marche est venu tempérer les ardeurs de François Baroin et de ses troupes. Philippe Goujon, député-maire du 15ème arrondissement de Paris, en donne une parfaite illustration lundi dans Le Figaro. "On avait envisagé de gagner une voire deux circonscriptions, mais notre objectif a été revu à la baisse", glisse-t-il,  révélant que l’objectif de la droite à Paris est de "maintenir ses positions". En clair, de conserver ses six députés, sur 18 circonscriptions. Ce qui n’est pas gagné. Nathalie Kosciusko-Morizet est ainsi donné largement battue par le candidat LREM, dans la circonscription dont le député sortant est François Fillon.

#Le sondage du week-end : Collard vers une défaite

Et si le Front national perdait ses deux députés sortants ? Alors que Marion Maréchal-Le Pen a renoncé à briguer un second mandat, Gilbert Collard, l’autre élu Rassemblement bleu marine à l’Assemblée, pourrait essuyer une défaite le 18 juin prochain. Selon un sondage Ifop-Fiducial publié dimanche, l’avocat arriverait certes en tête du premier tour, avec 32% des voix, mais il serait battu au second par Marie Sara, la candidate de La République en marche. L’ancienne torera à cheval recueillerait 56% des suffrages, contre 46% à son adversaire. 

EN DIRECT : le 1er tour des élections législatives 2017, le 11 juin sur europe1.fr