Législatives : "Les Français ne veulent en aucun cas d'une cohabitation pour Macron"

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Malgré l'affaire Richard Ferrand, La République en marche! est assez largement en tête des intentions de vote pour les élections législatives. Pour Stéphane Zumsteeg de l'Institut Ipsos, cela s'explique assez facilement.

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A huit jours du premier tour des élections législatives, les sondages donnent La République en marche! assez largement favorite. Selon une enquête de l'Ipsos et du Cevipof publiée vendredi par Le Monde, le parti d'Emmanuel Macron obtiendrait la majorité absolue à l'Assemblée nationale avec 31% des intentions de vote. Les suspicions qui pèsent sur Richard Ferrand, ministre de la Cohésion des territoires ne semblent pas peser pour le moment.

Entre 395 et 425 sièges pour LREM. "Il y a 577 sièges à l'Assemblée nationale. Selon notre projection, La République en marche! en obtiendrait entre 395 et 425, ce qui est évidemment considérable", précise Stéphane Zumsteeg, directeur du département Opinion de l'institut Ipsos.

"Pas la même chose que l'affaire Fillon." Selon lui, si Richard Ferrand n'est pas mis en examen, les affaires n'auront que peu d'impact sur le résultat final des élections législatives. "Ces affaires ne priment pas véritablement dans l'opinion pour l'instant. Cela s'explique très clairement. Richard Ferrand n'a pas été mis en examen, ce n'est pas la même chose que dans l'affaire Fillon. Si Richard Ferrand n'est pas mis en examen, il y a fort à parier que cette affaire n'aura pas un impact très important, en tout cas pour le premier tour", explique Stéphane Zumsteeg.

"Les Français sont cohérents." Stéphane Zumsteeg confie par ailleurs que les électeurs qui ont élu Emmanuel Macron souhaitent désormais lui donner la majorité dans un souci de cohérence : "Les Français sont cohérents et d'ailleurs ils nous le disent. Ils souhaitent, par souci d'efficacité, que les réformes avancées puissent être menées à bout. Ils ont envie de cohérence et ne veulent en aucun cas d'une cohabitation. Ils ne voudraient pas que le président de la République soit entravé par une cohabitation. Même s'ils ne l'ont pas soutenu dès le premier tour (de la présidentielle), ils souhaitent que les choses soient cohérentes et qu'il dispose d'une majorité absolue des sièges."

*Enquête réalisée en ligne du 27 au 30 mai auprès de 14.958 personnes inscrites sur les listes électorales, dont 8.778 certaines de voter au premier tour, selon la méthode des quotas. Marge d'erreur de 0,3 à 1,1 point.

Les intentions de vote ne constituent pas une prévision de résultat, elles donnent une indication de l'état des rapports de force et des dynamiques au jour de la réalisation du sondage.