Législatives : les coulisses des investitures vues par les candidats

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Alors que la République en marche doit dévoiler jeudi une partie de la liste des personnes investies pour les législatives, Europe 1 a interrogé deux candidats issus de la société civile sur la bataille à venir.

Ils font partie des 577 "élus" pour la prochaine bataille des législatives. Laetitia Avia et Mathieu Orphelin sont tous les deux candidats investis par La République en marche, le mouvement d'Emmanuel Macron destiné à conquérir une majorité présidentielle. Avocate et candidate dans la 8ème circonscription de Paris, Laetitia Avia, 31 ans, est une novice en matière de politique. Pour figurer en haut de la liste, cette personnalité issue de la société civile a dû remplir un dossier détaillé et passer une série d'entretiens. "Il m'a fallu quatre heures pour le remplir. C'est une responsabilité, il faut bien faire les choses, il faut faire attention sur chacun des mots qu'on utilise", confie-t-elle au micro d'Europe 1.  

"Montrer qu'on est capable d'être un bon député." "Il faut savoir exactement ce que l'on veut présenter, où est-ce que l'on veut aller, de montrer qu'on est capable de mener campagne et montrer qu'on est capable d'être un bon député", poursuit la jeune femme. Pour cela, le dossier en ligne "permet de montrer notre analyse des circonscriptions et notre analyse de la politique".

"Ce clivage n'est plus adapté." S'il a un peu plus de bouteille en politique (il a notamment été par le passé vice-président EELV du Pays de la Loire), Matthieu Orphelin, candidat dans la 1ere circonscription du Maine-et-Loire, jure que la démarche de la République en marche n'a rien à voir avec les partis classiques. "Ce clivage n'est plus adapté", répète-t-il à Europe 1. "Je sais que cela déstabilise ceux qui y sont bien installés, (...) mais les Français n'en veulent plus." Dépasser les "vieilles" couleurs politiques, même en cas de Premier ministre marqué à gauche ou à droite. Laetitia Avia jure qu'elle y sera "totalement" indifférente, au nom du "contrat avec la nation" progressiste. "C'est cela qui compte, ce n'est pas tant la famille politique d'origine qui portera cette majorité", plaide l'avocate.