Législatives : Guéant riposte

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Législatives : Guéant riposte
"Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de caciques du Parti socialiste qui aillent se présenter dans le 16e arrondissement ou à Neuilly" a répliqué Claude Guéant face aux critiques.@ Maxppp
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Critiqué pour son "parachutage" à Boulogne-Billancourt, le ministre de l’Intérieur a répliqué samedi.

Peu après l’annonce de la candidature de Claude Guéant à Boulogne-Billancourt pour les législatives de 2012, l’opposition s’en était donné à cœur joie. Le ministre de l’Intérieur a été critiqué tant pour son "parachutage" que pour le choix de la circonscription, imperdable pour l’UMP. Dès vendredi, l’ancien secrétaire général de l’Elysée avait tenté en vain de devancer les critiques, arguant que Boulogne-Billancourt était la ville où il avait vécu le plus longtemps en tant  qu’adulte.

Samedi, Claude Guéant a répondu d’abord à André Vallini. "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire", avait ironisé le sénateur socialiste de l’Isère. "Je connais peu de responsables politiques qui aillent délibérément dans des circonscriptions où ils sont sûrs d'être battus", a rétorqué le ministre de l’Intérieur sur RTL. "Je ne crois pas qu'il y ait beaucoup de caciques du parti socialiste qui aillent se présenter dans le 16e arrondissement (de Paris) ou à Neuilly. M. Vallini lui-même d'ailleurs est allé se réfugier au Sénat, donc il est très mal placé pour me donner des leçons", a-t-il lancé.

"Dans le bain politique"

Puis est venu le tour de François Bayrou, qui avait estimé que "la démocratie mérite mieux" que ces "parachutages". "M. François Bayrou, est-ce que parce qu'on est mobile dans le pays, qu'on est mobile à l'international, on n'a pas le droit de se présenter au suffrage de ses électeurs ?", l’a interpellé Claude Guéant. "J'appelle à l'attention par ailleurs que tout électeur mérite l'estime, tout électeur, qu'il soit de droite ou de gauche, a le même poids et mérite la même considération, le candidat est finalement élu", a-t-il souligné.

Puis Claude Guéant, qui n’a jamais affronté une élection, a rappelé ses motivations. "C'est que depuis neuf ans déjà, j'étais un collaborateur très proche du président, comme directeur de cabinet du ministre de l'Intérieur ou des Finances, comme secrétaire général de la présidence", a-t-il rappelé. "Depuis le mois de mars dernier, il m'a mis dans le bain politique et j'ai envie de l'accompagner avec la légitimité supplémentaire qu'apporte le suffrage universel dans le débat politique, continuer auprès de lui, au sein de ma famille", a-t-il conclu.